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Participation de l'ANP à des opérations hors des frontières

La réponse «diplomatique» de Boukadoum

Le ministre des Affaires étrangères a rappelé que la Constitution était claire sur le sujet: l'intervention de nos troupes ne se fait qu'avec l'accord préalable du Parlement...

Les forces militaires algériennes engagées dans la guerre au Sahel. La rumeur qui circule depuis quelques jours sur les réseaux sociaux a été «vigoureusement» démentie par le ministère de la Défense nationale (MDN).
Quelques heures après, c'est la diplomatie algérienne qui a répliqué! Le ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, est intervenu, dimanche soir, sur la chaîne de télévision qatarie Al Jazeera. Le ministre des AE a fait une mise au point des plus «diplomatiques» concernant cette fausse information, qui, selon le MDN, est relayée par le Makhzen et les sionistes. «L'information faisant état de la prétendue participation de l'Armée nationale populaire (ANP) à une opération en dehors des frontières est fausse et dénouée de tout fondement», a soutenu le chef de la diplomatie algérienne.
Boukadoum a argumenté ses propos en rappelant le processus complexe qui précède la participation de nos troupes en dehors de nos frontières tout en rappelant que cela ne pouvait se faire que dans le cadre d'opération de maintien de la paix sous l'égide des organisations internationales et régionales. «La nouvelle Constitution adoptée par le pays le 1er novembre dernier donne certes la possibilité à nos troupes d'intervenir en dehors des frontières mais elle limite cette participation aux opérations de maintien de la paix sous l'égide des organisations internationales telles que les Nations unies, la Ligue arabe et l'Union africaine», a précisé Sabri Boukadoum.
Ce qui fait que nos troupes ne peuvent pas intervenir pour faire la guerre. Elles n'arrivent qu'à la fin de celle-ci pour aider à maintenir une paix durable, comme avec les Casques bleus de l'ONU. De plus, le ministre des Affaires étrangères a souligné que cette participation ne pouvait se faire sans l'accord préalable du Parlement. «La Constitution est claire sur le sujet.
Ce type d'opération est soumise à un vote à la majorité des deux tiers des membres du Parlement», a rappelé le ministre des Affaires étrangères rappelant qu'aucun vote de ce type n'a été soumis au Parlement. «Ce qui dénote que les informations qui circulent ne sont que pures rumeurs», a-t-il rétorqué pour éteindre de façon claire et limpide cette fausse polémique.
La sortie de Boukadoum vient donc remettre les pendules à l'heure sur une question «constitutionalisée» et réglementée de façon très stricte par la nouvelle Loi fondamentale du pays. Cette «fake news» qui a fait réagir les institutions les plus importantes de la République montre qu'elle sert des desseins obscurs. Surtout que cela intervient dans un contexte particulier qui est la veille du deuxième anniversaire du Hirak.
D'ailleurs, Boukadoum est intervenu, hier, sur la chaîne française France 24 pour parler de la commémoration de cette révolution pacifique. À cette occasion, le ministre des AE a appelé les Algériens à contribuer au changement pacifique en participant au processus politique initié par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune. «Ils ont là une merveilleuse opportunité de changer les choses», a-t-il estimé avant de rappeler que le droit de manifester était un droit constitutionnel. «Néanmoins, nous vivons des circonstances exceptionnelles qui sont dues à la Covid-19», a-t-il précisé soulignant que beaucoup de pays ne permettent pas ce genre de manifestations.
«La priorité des priorités est de préserver la santé des citoyens», a-t-il conclu non sans insister pour le changement par les urnes... 

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