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Affaire de l’autoroute Est-Ouest

Les ingrédients d’un procès

Le coût total et final de l’autoroute Est-Ouest, ne sera sûrement défini, que lors du prochain grand procès d’Amar Ghoul, l’ex-ministre des Travaux publics!

La cour d'Alger a programmé «les débats-bis» du pénible et inoubliable procès, 6 années et demie après, du dossier de «l'autoroute Est-Ouest», à l'audience du 6 janvier 2022.
Le procès est, dit-on, dans les milieux qui s'intéressent à la magistrature, périmé, car démodé, défiguré et désossé, et pour cause... Quelque 22 personnes morales et physiques, dont deux frangins qui ont été trainés dans cette galère, parce qu'ils étaient revendeurs de devises au square «Port Saïd» (?!?!?), sont impliquées dans cette affaire criminelle qui n'avait pas été complètement traitée, car il y avait beaucoup d'accusés qui n'avaient rien à faire, et d'autres qui l'ont «fait jusqu'à l'os», dont l'ex-ministre des Transports, Amar Ghoul, avaient mystérieusement échappé.
Les accusés dans cette affaire qui a été, à vrai dire, vidée de toute son essence, et son suc, puisque les condamnés ont tous purgé leurs peines, et que d'autres ont juré par tous les saints... «d'Alger, qu'ils ne répondront plus à une justice qui ne les a jamais respectés, malmenés, torturés. Ils sont poursuivis pour plusieurs chefs d' accusation et d'inculpations, allant de l' «association de malfaiteurs», à la «perception d'indus cadeaux, en passant par la «corruption et le trafic d'influence», «l' abus de fonction», «le blanchiment d'argent», «l' infraction à la législation et à la réglementation des changes et des mouvements de capitaux de et vers l'étranger» et «la dilapidation de deniers publics». Le second s'est intéressé, en 2009, à la suppression du cahier des charges par les autorités, à l'exigence de l'expérience dans la réalisation de l'autoroute aux normes, pour permettre au groupe chinois «Citic-Crcc», spécialisé dans d'autres secteurs, d'être associé à la réalisation de ce projet.
Ce dossier a été reporté «en raison de l'absence des accusés à l'audience, dont l'accusé principal, l'algéro-luxembourgeois Chani Medjdoub, établi au Luxembourg et le représentant des entreprises étrangères». Tayeb Hellali, le débonnaire président du tribunal criminel d'Alger avait prononcé, en mai 2015, à l'issue de débats mi-figue, mi-raisin, des peines de réclusion ferme, allant de 10 ans à l'acquittement. Une peine de 10 ans de réclusion criminelle assortie d`une amende de trois millions de dinars ont été requises contre le principal accusé, l'algéro-luxembourgeois Chani Medjdoub. Il faut vite préciser que Héllali, était sèchement ligoté par l'arrêt de renvoi et ce dernier ne contenait nullement les griefs retenus et violemment dictés par l'infernal duo: Me Tayeb Belarif et Me Amine Sidhoum, qui sera renforcé par l'apport de dernière minute de Me William Bourdon, le célèbre et redoutable avocat français, qui s'y est très mal pris avec les magistrats qui sont loin d'être des sbires en loque, au service d'intérêts scabreux! D'ailleurs, au moment où Me Bourdon débitait sur un air spartiate, ses menaces à l'encontre du tribunal criminel d'Alger, un vieil avocat de l'intérieur du pays, venu en curieux, avait plaisanté, en fin d'audience, en déplorant le fait que le confrère français, même s'il s'appelait «Bourdon», ne savait pas qu'il avait affaire à une colonie de ruches d'abeilles! «Et les abeilles possèdent certes, le venimeux dard, mais secrètent surtout du miel! Et ce produit est tellement apprécié, que l'abeille aura le dernier mot, alors que le «bourdon», lui n'aura qu'à vite filer vers son «alvéole!» La suite sera ce que voudra le tribunal criminel d'Alger, qui s'est prononcé en toute souveraineté, et connaissance de cause pour infliger les peines prévues par la loi! C'est ainsi qu'une peine d'emprisonnement ferme de 7 ans, a été prononcée contre Mohamed Khelladi. Par ailleurs, Hamdane Rachid Salim, cadre au ministère des Ttravaux publics, a écopé, lui à une peine de 7 ans de réclusion. L'homme d'affaires, Abou Tadj- Eddine a écopé de la même peine. Par ailleurs, le tribunal criminel d'Alger a ordonné la confiscation des biens mobiliers, immobiliers et comptes bancaires de Mohamed Khelladi et surtout de Chani Medjdoub, l'accusé «qui, nous assure-t-on, ne remettra plus les pieds dans le pays d'origine qu'il a royalement servi. Ce procès préfabriqué s'est finalement, achevé par une incompréhension totale du «Qui a fait quoi des milliards appartenant au seul peuple?» Un juriste affirme: «De toute façon, à moins d'un élément nouveau, nous nous acheminons vers un second fade et repoussant procès en criminelle, qui sera le «clone» de celui de 2015, moins une poignée d'accusés, qui boudent la justice qu'ils ne reconnaissent plus!»,soupire une avocate, qui a vécu des situations intenables, en écoutant son client égrener les p'tits trucs qu'il a subis en toute impunité!

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