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Procès d’une sale affaire

Devant la bizarre attitude du prévenu, le président de la chambre correctionnelle changea tout à coup de stratégie.

Le procès mettant en scène deux singuliers et bizarres personnages a trait à une sale affaire de coups et blessures ayant entrainé un arrêt de travail de 16 jours, sauf complications, n'est pas allé à son terme, le juge ayant, après consultations avec ses deux assesseurs, décidé d'un consistant complément d'informations! Il venait sans doute de se rendre compte que Omar K. ce gros bonhomme de 104 centimètres, qui prend de sérieux risques depuis le début du procès, n'était pas ici avec le statut de prévenu, mais bel et bien celui de victime.
«-Et si nous parlions un peu de votre plainte? dit le juge, sur un ton conciliant et tout à coup, presque amical.
--En avant, monsieur le président. Je suis prêt et bien disposé, si vous le voulez. Commençons par mon interpellation ordonnée par le procureur de la République en titre...
--.Vous avez été interpellé conformément à la loi: votre vieux voisin a déposé une plainte pour coups et blessures volontaires appuyée d'un arrêt de travail. Il fallait vous entendre et pour cela, la voiture-radio vous a accompagné au poste de police! Ce n'est pas sorcier, c'était même simple...
- Et vous croyez que tout cela a été fait avec le respect dû aux droits de l'homme? réplique instantanément la victime sur le visage duquel, on ne lira aucune inquiétude, ni aucun signe alarmant ni une peur visible.
- Et comment! Le représentant du ministère public est là pour veiller au respect de la loi.»,reprend le juge qui a retrouvé des couleurs disparues au début de l'interrogatoire. Le procureur semble être plongé dans le Code pénal, afin de parcourir l'article de loi qui punit les coups et blessures volontaires article 264 du Code pénal qui dispose, dans les premiers paragraphes, que: «Quiconque, volontairement, fait des blessures ou porte des coups à autrui ou commet toute autre violence ou voie de fait, et s'il résulte de ces sortes de violencee, une maladie ou une incapacité totale de travail pendant plus de quinze jours, est puni d'un emprisonnement d'un (1) an à cinq (5) ans et d'une amende de cent mille (100 000) DA à cinq cent mille (500 000) DA...
Entre-temps, l'inculpé a lancé, en direction du tribunal: «La prof est au courant de tout! Notre voisine est témoin! Entendez-la, et vous serez amplement édifié!
«-- Vous êtes sûr de ce que vous avancez?
Si jamais cela s'avérait vrai, nous réverrions, sous huitaine, les débats!
Murmure Omar K. visiblement gêné par les propos déversés!
- Allons, allons, ne mélangez pas les procédures et les dépassements!», s'écrie presque le président qui montre des signes d'énervement vite maîtrisés grâce à l'expérience et au sang-froid dont il fait preuve à chaque audience qu'il conduit.
Il faut dire aussi, qu'en général, en matière de rendement de justice, un magistrat bien formé sait très bien qu'en cas de colère passagère, ou un juge qui prend la mouche, se doit immédiatement d'arrêter les débats, quitter de suite la salle d'audience après avoir annoncé la suspension des travaux, fumer une «seiche», se calmer, retrouver ses esprits et reprendre le boulot, comme si de rien n'était.
C'est cela aussi, comment rendre justice, sans entacher, ni écorner la belle et saine magistrature! Entre-temps, les présents n'ont pas perdu de temps, car eux aussi, avaient besoin, après trois heures de rudes débats, de se détendre ou d'en griller une! Mais, contrairement au magistrat, Omar K. bouillonne d'impatience car il a envie de vider ses tripes, juste de quoi se rassurer qu'il a entièrement raison de crier sa douleur.
Pour la victime, les parties qu'il poursuit sont absentes et c'est non seulement inacceptable, mais, impardonnable! Alors, le juge prend tout à coup une sage décision: renvoyer le procès et convoquer les absents, notamment la professeure dont le témoignage serait capital.
En attendant, rêvons de ce que seront les futures joutes, avec, cette fois-ci, les absents d'aujourd'hui, dont les réponses, attendues lors de la prochaine confrontation et les difficiles nombreuses questions du juge, édifieront très certainement, les jeunes membres de la chambre correctionnelle, le représentant du ministère public, avec....

De Quoi j'me Mêle

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