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Rationalisation et régulation des importations

Zitouni fait le point

Les mesures prises ont permis à des importateurs de produire et même d'exporter...

La délicate problématique des importations s'est invitée dans l'enceinte de la chambre haute du Parlement. La question était devenue récurrente au point de faire réagir le chef de l'État. Il faut rappeler que le président de la République a affirmé que la restriction des importations ne doit pas se faire au détriment de la satisfaction des besoins essentiels du citoyen. «Les pénuries sur le marché étaient inacceptables compte tenu de la disponibilité de la production locale et de l'autorisation de l'importation», soulignant que «la rationalisation des importations -comme affirmé à plusieurs reprises- ne doit pas se faire au détriment des besoins du citoyen», avait déclaré Abdelmadjid Tebboune lors de son entrevue périodique avec des représentants de médias nationaux, diffusée le 23 février, sur les chaînes de télévision et stations de radio nationales. Quoi de neuf depuis? «L'Algérie entend encadrer les opérations d'importation et les rationaliser et non les geler...», a indiqué jeudi le ministre du Commerce et de la Promotion des exportations, à l'occasion d'une séance plénière consacrée aux questions orales au Conseil de la nation, présidée par Ali Talbi, vice-président du Conseil, en présence de membres du gouvernement.
Les mesures prises à cet égard ont permis de transformer de nombreux importateurs en fabricants et même en exportateurs, a ajouté Tayeb Zitouni tout en se lançant dans le délicat exercice de divulgation de certaines statistiques. Le ministère du Commerce et de la Promotion des exportations avait traité en 2023, 32 550 factures de 7 772 importateurs, d'une valeur avoisinant les 14 milliards de dollars, soit une augmentation de 38% par rapport à 2022, a révélé le successeur de Kamel Rezig. Conclusion? À partir de ces données, «il s'avère que l'objectif est d'encadrer les importations et non de les geler, comme l'avait prétendu certaines organisations régionales et des sphères étrangères, cherchant à exercer des pressions sur l'Algérie et à épuiser ses capacités en devises», a affirmé l'ancien secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND).
Ces mesures «ont contribué au développement et à la diversification du tissu économique, d'autant que plusieurs importateurs sont devenus des fabricants pour le marché national, et même exportateurs, notamment dans certaines industries agroalimentaires, ce qui a permis la création de milliers de postes d'emploi», a ajouté Tayeb Zitouni. Ce qui a permis surtout de ramener la facture des importations qui avait atteint le record historique des 60 milliards de dollars en 2014 à 44 milliards de dollars en 2023. Une baisse qui doit se poursuivre en 2024.
«Ce qui reflète l'adoption d'une politique économique intégrée, et non une politique d'austérité», a noté Tayeb Zitouni qui a pointé du doigt plusieurs cercles qui exercent aujourd'hui une pression sur l'Algérie, pour qu'elle revienne sur certaines de ses décisions souveraines. «Certaines parties ont créé une grande agitation médiatique en parlant de la fermeture du commerce extérieur de l'Algérie, alors que nous importons pour une valeur de 44 milliards de dollars, ce qui signifie que ces propos sont totalement infondés», a souligné le ministre du Commerce et de la Promotion des exportations. «Nous sommes ciblés, et nous ne pouvons pas avoir la souveraineté sur nos décisions politiques sans avoir la souveraineté sur nos décisions économiques», martèlera-t-il. L'Algérie ne compte pas rester les bras croisés devant autant de dangers qui menacent son économie. Il est fait état d'un plan «complet et global» pour contrôler les prix. Les premiers effets positifs sont d'ailleurs palpables.
La valeur de la monnaie nationale a commencé à augmenter grâce au développement des exportations, la baisse de l'inflation est en marche et l'abondance de produits de large consommation sur les marchés nationaux, est incontestable. «Cela est attesté par les citoyens, et non par les cercles qui ne veulent pas le bien de l'Algérie...», a souligné Tayeb Zitouni.

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