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Me Devers au sujet de la plainte contre Israël

«Ça n’a jamais aussi bien fonctionné»

La Cour européenne rendra, cet été, un arrêt favorable aux Sahraouis, sur les transactions euro-marocaines dans les territoires occupés.

Sur fond de réalisme et d'optimisme mesuré, l'avocat français de la cause palestinienne, Me Gilles Devers a annoncé, hier, au forum d' El Moudjahid que «ça n'a jamais aussi bien fonctionné, que cette fois-ci», a-t-il lancé, à propos de l'aboutissement de la plainte déposée auprès de la Cour pénale internationale (CPI).
«La plainte est très bien avancée. Il n'y a pas d'affrontement comme auparavant. C'est très constructif», a-t-il renchéri. Poursuivant, il affirmera qu'auparavant «le procureur près la CPI refusait même de nous recevoir...», précisera-t-il, par ailleurs, soulignant qu'une «équipe d'enquêteurs est déjà en oeuvre sur le terrain, et a déjà visité des pays arabes limitrophes et frontaliers avec la Palestine». Me Devers s'est défendu de divulguer davantage d'informations au sujet de cette mission qui, a-t-il précisé, «travaille dans le secret total... Même nous, n'avons pas plus de détails à ce sujet. C'est une commission d'enquête approfondie. Mais nous sommes en contact permanent avec la commission mise sur pied par la Cour internationale».
Le chef de file du groupe d'avocats à l'origine de la plainte contre Israël pour génocide et crimes contre l'humanité, a expliqué que l'argumentaire d'Israël n'a pas résisté à la consistance du dossier des plaignants. Il ajoutera que «la ratification de la CPI par la Palestine le 1er janvier 2015, permet un transfert de compétences pénales à cette juridiction internationale». Cela permet également la reconnaissance de la Palestine comme Etat, à part entière. Il ajoutera, d'un autre côté, que l'argumentaire du groupe d'avocats a été «validé par la CPI, qui suspecte un crime génocidaire plausible». Devers reste confiant que des mandats d'arrêt internationaux soient délivrés par la CPI contre Netanyahu et ses complices. L'avocat français rapporte, également, que le travail du collectif a été rendu consistant, grâce aux fonds documentaires collectés, notamment auprès des instances de l'ONU, mais aussi grâce aux témoignages de victimes et témoins d'actes génocidaires. Cela sans compter l'apport des scènes filmées et authentifiées par des experts. «Notre dossier déposé auprès du procureur de la CPI est assez consistant, avec 3.000 données émanant de victimes palestiniennes, avec 450 références, comportant des notes avec des dates, des faits et des lieux, avec 250 bâtiments appartenant à l'Unrwa et 150 employés de cette instance onusienne abattus par l'armée d'Israël...», confiera-t-il. Avec ce retour au droit international, consacré par le rendu de la Cour pénale internationale suite à notre plainte, une véritable référence en la matière, l'Etat palestinien reconnu en tant que tel par l'Union européenne, grâce au traité de la CPI, devrait nous donner mandat à défendre ses intérêts économiques et son territoire. Tout comme nous l'avons fait pour l'Etat Sharaoui», confiera-t-il que la Cour européenne devrait rendre son arrêt favorable aux Saharouis, cet été, au sujet des transactions du Maroc avec des pays européens sur les territoires occupés. Me Devers qui s'est dit «accablé par la faiblesse de nos dirigeants et accablé par les nouvelles abominables», qui parviennent des territoires occupés a fustigé «cette ambivalence et complicité occidentale renversante», concernant la dénonciation de la situation qui prévaut en Palestine occupée. Au sujet des Etats arabes, Devers s'est dit ahuri par leur attitude passive, dont «aucun n'a suspendu les accords d'Abraham, alors qu'il y a génocide en Cisjordanie et à Ghaza». Au sujet de la plainte de l'Afrique du Sud, il estimera qu'il y a une maladresse juridique dans la formulation de la plainte. «Il n'y a pas de guerre entre deux Etats. Il n'y a pas de conflit armé. Il y a un territoire occupé et annexé et une agression génocidaire contre un peuple. Donc, on ne demande pas un cessez-le-feu», dira-t-il encore. Devers estimera que si l'Etat palestinien donne mandat aux collectifs d'avocats, il arrivera à «stopper la dilapidation de ses richesses par Israël et à obte,ir gain de cause auprès de la Cour européenne». Devers annoncera que son groupe travaille sur la prochaine plainte qui sera déposée contre l'occupation de Jérusalem, territoire palestinien occupé. Me Benbraham qui avait animé, elle aussi la conférence, a estimé que des actions doivent être menées aussi au plan économique et diplomatique, afin d'amener les Etats complices à changer d'attitude. Pour sa part, Brahim Takheroubt, directeur général d''El Moudjahid, a estimé que le président de la République a été le premier chef d'Etat dans le monde à dénoncer et à appeler les hommes libres à déposer plainte contre l'entité sioniste. «Le mythe de l'invincibilité de l'armée sioniste a sauté, et maintenant, c'est le mythe de l'impunité qui va aussi sauter», dira-t-il.

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