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Les législatives déboucheront sur un chef du gouvernement ou un premier ministre

La grande question

L’urne va dégager deux tendances lourdes: une première qui pourra être reconnue comme une majorité présidentielle et qui sera principalement composée des partis qui ont déjà affiché leur soutien au président de la République aux côtés des indépendants et une seconde représentée par la coalition des formations islamistes.

Quelques 7,5 millions d'électeurs se sont rendus dans les bureaux de vote pour glisser une enveloppe et choisir les députés de la 9ème législature. Mais ces derniers devront pour cette fois attendre un peu plus que d'habitude avant de connaître les résultats provisoires. Jusqu'à 96 heures peut-être, comme l'a déclaré le président de l'Autorité nationale indépendante des élections (Anie), Mohamed Charfi. Ce dernier a justifié cette attente par la complexité de l'opération de dépouillement en raison du nouveau mode de vote à la proportionnelle, préférentielle et sur liste ouverte. L'angoisse sera donc au rendez-vois durant les deux prochains jours et les électeurs ne trouveront pas de réponse à leur seule grande question: quelle tendance va l'emporter dans la prochaine Assemblée populaire nationale? Sur les 1 500 listes en course pour remporter les 407 sièges, 646 sont des listes appartenant aux 28 partis politiques en lice pour ces élections et 837 indépendantes. C'est la première fois qu'un nombre aussi élevé d'indépendants se présente face à la classe politique. Mais ce n'est pas pour autant que les jeux sont faits et que les nouveaux venus vont, tout de go, réussir à s'imposer comme la nouvelle force du pays. Ce qui reste certain, c'est que les résultats de l'urne vont dégager deux tendances lourdes: une première qui pourra être reconnue comme une majorité présidentielle et qui sera principalement composée des partis qui ont déjà affiché leur soutien au président de la République aux côtés des indépendants et une seconde représentée par la coalition des formations islamistes. L'opposition laïque et de gauche, elle, a choisi de boycotter le scrutin et ne sera donc pas prise en compte. En effet, actuellement, les vainqueurs des législatives de 2017, le Front de Libération nationale (FLN) et le Rassemblement national démocratique (RND), qui sont aujourd'hui déconsidérés et dont le score sera, sans surprise, maigre, ont déjà annoncé leur adhésion au programme du chef de l'Etat. Nombreuses sont également les nouvelles formations politiques en lice qui soutiennent la politique du président. Reste maintenant les indépendants. Ces derniers, encouragés par l'état, notamment à travers une loi électorale qui favorise leur participation, sont des novices en politique, sans projet et sans programme et devront, sans grande surprise, constituer la force motrice de la majorité présidentielle. En face, les islamistes, malgré les rivalités, n'auront d'autre choix que de serrer leurs rangs pour tenter de redresser la balance. Mais qui va remporter le plus grand nombre de sièges? La réponse à cette question va permettre de connaître si le successeur d'Abdelaziz Djerad sera un Premier ministre, un chef du gouvernement ou peut-être même s'il s'agira du maintien de Djerad à la tête de l'exécutif? La Constitution a clairement précisé que dans le cas d'une majorité présidentielle, le président désigne un Premier ministre qui exécutera son programme, mais en cas d'une majorité parlementaire, Abdelmadjid Tebboune devra désigner un chef du gouvernement issu de cette majorité. Pour certains observateurs, le fait que la Constitution ait parlé de majorité et non pas de coalition, rend l'équation encore plus difficile et le prochain gouvernement reste une énigme. Or, il est clair que la coalition sera assimilée à la majorité parlementaire car avec un champ politique aussi fragmenté, aucune formation ne réussira à remporter une majorité dans ce scrutin. Le jeu des alliances donc va commencer, dans les deux prochains jours, dès l'annonce des résultats provisoires par l'Anie.
Les scores définitifs devront intervenir après le traitement des recours par le Conseil constitutionnel, dans un délai de 10 à 12 jours à partir de la date de réception des résultats provisoires. Vers la fin du mois de juin et lorsque la nouvelle APN sera installée, à ce moment-là, tous les pactes auront déjà été conclus en coulisses.

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