L'Expression

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La réconciliation nationale était son leitmotiv et sa priorité politique

La pierre angulaire de Bouteflika

Elle vint la Charte pour la paix et la Réconciliation nationale,qui avait suscité un débat contradictoire au sein de la classe politique et de la société civile.

Chaque président laisse une empreinte qui sera comme un point de démarcation par rapport à ses prédécesseurs.
Il ne s'agit pas de faire dans la dithyrambe ou dans le persiflage d'une carrière politique ou présidentielle d'un homme. L'ex-président de la République, feu Abdelaziz Bouteflika, s'est distingué par une gouvernance et une gestion politique qui était la sienne durant son règne pendant vingt années en sa qualité de premier magistrat du pays.
Les Algériens et les Algériennes gardent en mémoire la décision de mettre en branle un mécanisme pour mettre un terme au cycle de violence et de terrorisme qui s'est abattu sur les Algériens pendant toute une décennie faite de drames et de larmes.
La Charte pour la paix et la Réconciliation nationale était la pierre d'achoppement du programme de l'ex-président dans la perspective d'asseoir les jalons d'un nouveau processus politique débarrassé de la période faite de sang et de terreur.
La concorde civile était le «produit» type d'un homme qui a négocié son retour aux commandes avec l'institution militaire. Cette mesure qui était une loi de «grâce amnistiante», une loi proposée par l'ex-président et qui fut adoptée le 8 juillet 1999 par le Parlement en accord avec l'ensemble des protagonistes qui animaient le pouvoir en place à cette époque. Elle vint la Charte pour la paix et la Réconciliation nationale, qui avait suscité un débat contradictoire au sein de la classe politique et de la société civile.Les deux mesures qui se rejoignent sur le fond comme aboutissement d'une nouvelle approche pour résoudre la crise politique caractérisée par le cycle infernal de la violence et de la destruction de l'économie nationale. Le contexte et la conjoncture dans lesquels se trouvait le pays ont permis aux Algériens de rompre le silence et d'agir à travers une démarche politique en plébiscitant la concorde civile par voie référendaire à 90% de votants, le 16 septembre 1999. Cet exploit qui a commencé à donner ses fruits sur le terrain politique, et qui a vu la densité de la violence terroriste islamiste reculer a permis à l'ex-président, Abdelaziz Bouteflika de renforcer et de consolider son pouvoir en allant jusqu'à refaire le même référendum en élargissant la démarche de la concorde civile et en la transformant en une Charte pour la paix et la Réconciliation nationale.
Le 15 août 2005, le référendum sur la «Charte pour la paix et la réconciliation nationale» a bénéficié d'un plébiscite exprimant la participation record des Algériens et des Algériennes dans le but de faire stopper la spirale de la violence et permettre au pays de sortir de sa situation infernale dans laquelle il s'était empêtré pendant une dizaine d'années.
Certes, ces deux lois ont été émaillées par des controverses et des polémiques très aiguës et profondes. Surtout au niveau des familles de victimes du terrorisme et des partis politiques qui s'opposaient mordicus à cette démarche.
L'ex-chef de l'Etat s'est présenté à la présidentielle anticipée après la démission précoce de Liamine Zeroual en présentant les points nodaux de son premier mandat présidentiel en s'arc-boutant sur la concorde civile et la Charte pour la paix et la Réconciliation nationale.
Ces deux points constituaient la trame de fond de ses engagements politiques en sa qualité de candidat à l'élection présidentielle. C'est cette démarche consistant à «éteindre le feu de la discorde» comme il aimait à le dire qui animait sa politique et sa préoccupation centrale une fois aux commandes et à la tête de la présidence de la République. Le terrorisme a reculé, c'est un constat saillant, la vie politique et sociale a retrouvé ses droits. Même si toutefois un nombre appréciable d'Algériens et d'Algériennes en gardent une idée peu amène quant à cette approche «spécifique» d'une réconciliation» qui reste boiteuse et sans ses deux béquilles qui la soutiennent, à savoir vérité et justice.

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