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Lounis Hamitouche, patron de la laiterie Soummam à Béjaïa

Les ferments de la solidarité

Parti de rien, Lounis Hamitouche, un montagnard accomplit, s'est fait une réputation non seulement par ses produits, mais également par son élan solidaire avec les siens et son pays.

S'il y a bien un homme qui fait parler de lui, plus particulièrement depuis le début de la crise sanitaire, c'est bien Hadj Lounis Hamitouche, le fondateur de la laiterie Soummam. Cet homme généreux et humaniste s'est distingué par ses dons durant la crise sanitaire qui frappe le pays depuis plus de 2 ans. Parti de rien, cet investisseurs de la vallée de la Soummam s'est avéré un être généreux hors pair, dévoilé par une crise sanitaire, pour donner l'exemple du patron qui ne peut être heureux quand les siens pataugent dans la misère.
«J'ai pleuré en voyant des femmes proposer leurs bijoux pour sauver des personnes en détresse, j'ai alors décidé de financer une vingtaine de stations d'oxygène», a-t-il déclaré sur un média
Si jusque-là, Lounis Hamitouche était connu pour les produits que sa laiterie fabrique depuis des années, la crise sanitaire a levé le voile sur son autre qualité humaine que seuls les plus proches et les bénéficiaires connaissaient. Il était en fait aux côtés des démunis, de toutes celles et de tous ceux qui l'ont sollicité, prenant en charge la célébration des mariages et autres événements que les démunis de la société de la vallée de la Soummam ne pouvaient à eux seuls prendre en charge. Il le faisait discrètement. En matière de solidarité, il ira jusqu'à construire une salle des fêtes qu'il met gratuitement au service des citoyens, comme en témoigne ce citoyen de la région d'Akbou: «Chaque année il offre des mariages aux jeunes, mais ils étaient peu ceux qui s'inscrivaient sur sa liste, alors il a ouvert une salle des fêtes gratuite.» Un autre dira de lui «Je me rappelle de lui quand il agissait de façon bénévole pour transporter les gens vers les montagnes de la région (Chellata et ses environs). Un homme qui n'a jamais oublié d'où il venait, maintenant il est au service de plusieurs localités comme ambulancier», allusion à ses multiples dons.
Ce que je sais de lui est le fait que c'est un montagnard, fils de paysan qui était parti de rien pour construire un empire industriel. C'est également un philanthrope et quelqu'un de très généreux qui sort très régulièrement son carnet de chèques pour aider les gens qui sont dans le besoin. Pourtant, rien ne le destinait à ce titre, parti de rien durant les années 70, en quittant sa montagne, il est embauché comme chauffeur. Il s'installe alors à son compte dès le début des années 80 à la tête d'une flotte de quatre camions.
Il s'investira dans le textile et crée sa première entreprise avec huit machines. «L'affaire semble bien engagée, mais en 1993, les Chinois inondent le marché algérien de tissus bradés à vil prix. La concurrence est déloyale et Lounis Hamitouche fera partie de ces milliers de petits entrepreneurs poussés à mettre la clé sous le paillasson.
Avec son neuveu il monte une modeste fabrique de yaourts. Le ferment prend vite et l'affaire marche bien. Mais l'homme n'a rien perdu de son authenticité et la fibre de la solidarité s'agite toujours en lui. Elle se révélera d'ailleurs à l'occasion de la terrible crise sanitaire mondiale, qui n'a laissé personne indifférent et plus particulièrement Hadj Lounis Hamitouche.
C'était quelques mois après le début de la crise du coronavirus lorsque ce géant privé des produits laitiers avait acquis 27 ambulances médicalisées de marque Mercedes-Benz qu'il a distribuées aux établissements de santé publique. C'était le premier engagement du patron de la Laiterie Soummam dans sa participation à la campagne de lutte contre la Covid-19. Ce geste, qui démontre non seulement l'humanisme et le patriotisme de Hadj Lounis Hamitouche exprimait aussi son attachement à sa nation, l'Algérie, puisque les dons ont touché plusieurs wilayas du pays. La recrudescence des contaminations avec l'arrivée du nouveau variant va l'amener à sortir encore une fois son chéquier pour parer au manque d'oxygène dans les hôpitaux. Il s'associera avec l'association Soummam des opérateurs économiques d'Akbou pour équiper L'EPH de la ville d'un générateur d'oxygène et l'acquisition de 1000 concentrateurs d'oxygène de 10 litres au profit des hôpitaux de la wilaya. Jusqu'à hier, il était à son 18ème financement de stations d'oxygène à travers tout le pays. Son geste fait présentement des émules.
D'autres investisseurs de la région se mettent eux aussi de la partie et pour la patrie... 

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