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Karim Boussalem foudroyé par la Covid-19

Une étoile s’éteint à la télévision

Beaucoup de journalistes ont, eux aussi, payé le tribut de la proximité sociale en quête d’informations.

Le talentueux journaliste Karim Boussalem n'est plus. L'icône de la télévision publique algérienne vient d'être foudroyée par le fichu virus du Corona. Une douzaine de jours durant, le jeune animateur de la télévision publique a lutté et s'est battu avec force contre la maladie, qui l'a finalement emporté. Le défunt n'avait pas encore bouclé son demi-siècle. Il est parti à la fleur de l'âge. Au vu de sa fougue et de son énergie, ayant à son actif plus d'une émission de qualité, il avait tant à faire. Mais Dieu en a décidé autrement. C'est l'hôpital de Tizi Ouzou où le défunt a été hospitalisé, pendant plusieurs jours, entre la vie et la mort, qui a annoncé la nouvelle de son décès.
Le jeune Karim, qui était un artiste dans son genre, avait la maîtrise de son art. Il avait à son actif plusieurs émissions, et non des moindres. On citera, à titre d'exemple, Fi dairate Edaou (Dans le cercle de la lumière) et El YaoumeThamène (Huitième jour), deux émission qui ont cartonné, en l'espace d'un temps réduit, tant les sujets et les analyses étaient pertinents. Ses émissions étaient vouées aux sujets nationaux, mais aussi les thèmes d'actualité brûlants à l'international, dont il maîtrisait l'essence. Son sens du devoir, du patriotisme et son degré de professionnalisme lui avaient valu bien des mérites auprès de ses invités de marque, ses collègues, confrères et même auprès des hauts responsables de l'Etat et des personnalités politiques, toutes tendances et obédiences confondues. Tout le monde se rappelle ce fameux message de félicitations adressé par l'ancien chef d'état-major de l'armée, feu Ahmed Gaïd Salah au jeune Karim, suite à la diffusion d'une série d'émissions au sujet de l'ANP.
Karim Boussalem était de cette race de jeunes journalistes algériens, qui ne se laissent pas guider par leur haine et leur mépris des institutions républicaines, pour s'associer à ceux qui ne visent que la destruction de la nation algérienne. Il avait du charisme ce jeune présentateur du Journal télévisé de l'Entv, qu'il a au bout du compte troqué contre des émissions beaucoup plus pointues. Ainsi, l'hécatombe continue et le décompte macabre n'en finit pas au sein de la corporation médiatique. Il y a deux jours à peine, la corporation des journalistes a été endeuillée par la perte du renommé Mohamed Alouane, dit El Mouhtaram, emporté par le maudit Covid19. Notre consoeur, Fatiha Bencheikh, ancienne journaliste du quotidien El Djoumhouria à Oran, n'a pas eu le temps de jouir de sa fraîche retraite. Il y a quelques jours encore, le décès de l'illustre Slimane Bakhlili. Peu avant, le défunt journaliste et directeur de la chaîne télévisée El Badil annonçait son rétablissement progressif, pour être finalement désavoué par la
maladie. En déplacement en Espagne, le journaliste-écrivain, Zoubir Souissi, est également décédé dans un hôpital espagnol. L'ancien journaliste du quotidien El Chaâb et de l'hebdomadaire sportif Al Mountakhab, Abdelkader Djebloun, a, lui aussi, été emporté par la Covid-19.

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