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Euro-2021

Tout pour mettre la Covid-19 hors-jeu

Des millions de fans de foot attendent avec impatience le début de l'Euro. Mais est-on sûr que la Covid-19 ne volera pas la vedette à Mbappé et Ronaldo? Un tournoi réparti dans 11 pays, avec des milliers de supporters qui se déplacent à travers l'Europe: on pourrait craindre que cette formule inédite favorise l'expansion de la Covid-19. Mais pour les spécialistes, ça n'est pas le cas. «L'heure est à la décrue épidémique dans une grande partie de l'Europe. Donc le risque me semble très limité pour l'immense majorité des Européens», déclare à l'AFP l'épidémiologiste, Antoine Flahault, en distinguant toutefois «le Royaume-Uni et le Portugal, pays qui connaissent une phase de croissance épidémique exponentielle». Deux matchs du premier tour auront lieu au Royaume-Uni (à Londres et Glasgow). En outre, trois équipes britanniques (Angleterre, Ecosse, pays de Galles) et le Portugal participent à l'Euro.
L'OMS (Organisation mondiale de la santé), elle, recommande d'instaurer des «mesures de limitation du risque»: «augmentation des tests dans les villes hôtes, coordination du ‘'contact tracing'' entre les pays, vaccination des groupes à risques». «Le nombre de cas de Covid-19 reste élevé, de nouveaux variants sont en circulation et beaucoup d'Européens ne sont pas encore vaccinés, l'OMS recommande donc d'être très prudents», dit à l'AFP un porte-parole de l'OMS Europe, en insistant sur le respect des gestes barrières, y compris quand on est vacciné. Le risque semble limité, car on est à l'extérieur, ce qui favorise la disparition des aérosols. Or, ces nuages invisibles de particules que nous émettons lorsque nous parlons ou respirons sont largement responsables des contaminations. «Avec le masque, il ne devrait pas y avoir de problème, même si les stades sont des lieux protégés du vent», juge le physicien Bruno Andreotti, spécialiste de la transmission par aérosols.
Les matchs de l'Euro, «c'est un peu la même chose que les pistes de ski: ce n'est pas l'activité elle-même qui est problématique, mais tous les à-côtés», note Mircea Sofonea, maître de conférences en épidémiologie à l'université de Montpellier. À cause des aérosols, le niveau de risque dépend de la configuration du lieu. «Les moments les plus à risque, c'est lorsque les supporters se retrouveront autour d'un verre dans des espaces clos et peu ventilés (bars ou restaurants, buvettes...), alors que les gestes barrières se relâchent», souligne le professeur Flahault.
En intérieur, «la densité de population peut poser problème», poursuit Mircea Sofonea, selon qui cela peut potentiellement favoriser «des événements de superpropagation» du virus. S'enflammer pour les exploits de son équipe nationale, entre amis, devant la grande télé du salon, c'est s'exposer à un risque. Là encore, le danger vient des aérosols, car on est en intérieur. «Le conseil de base, c'est de créer des courants d'air traversants. Il faut éviter les apéros et les dîners en appartement fenêtres fermées», recommande Bruno Andreotti. «Les endroits les moins risqués possibles, c'est en extérieur et le plus masqué qu'on peut.»

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