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Ramadhan

Béjaïa se réveille enfin!

En l’absence du comité des fêtes de la ville de Bejaïa, la Maison de la culture, le TRB et les maisons de jeunes n’ont pas laissé ternir les nuits du mois sacré à Bejaïa.

Après une semaine d'hésitation, les structures étatiques du secteur de la jeunesse et des sports et de la culture sont entrées en activité à Bejaïa pour égayer les nuits des habitants des villes et des villages. Incontestablement, la direction de la culture a brillé par un programme, qui a mis fin au vide, qui a caractérisé les premières des nuits du mois sacré. Les structures de la culture, de la jeunesse et des sports n'ont pas désempli. Si dans les fins fonds des communes, les spectacles donnés par les artistes locaux et de la région, ont été libres d'accès, dans la ville de Bejaïa, les responsables de la culture ont jugé utile d'y mettre un prix; les entrées étaient payantes. Une décision salutaire, qui met fin à l'assistanat en règle depuis des années, allant jusqu'à cacher ou dissimuler le poids de chaque artiste, qu'il soit comédien ou chanteur. Entre 300 et 500 DA le billet d'entrée pour un spectacle à la Maison de la culture Taos Amrouche ou au théâtre régional de Bejïia. Les artistes qui s'y sont produits ont pris véritablement la mesure de leur popularité. Certains ont fait le plein, d'autres se sont contentés d'une prestation devant quelques spectateurs. La réalité du terrain doit être acceptée. Elle est porteuse d'enseignements que tout un chacun doit prendre en considération. L'art appartient aux vrais artistes et les salles ne désemplissent plus lorsqu'ils se produisent. À la grande joie des citoyens de Bejaïa, la morosité totale qui a caractérisé le début du mois sacré, s'est transformée en une ambiance des plus enviables. Chaque soir que Dieu fait, un programme culturel varié est présenté au public local qui ne demande pas mieux en ces temps d´incertitude. Passer une soirée dans une ambiance de fête est désormais possible dans différentes localités de Béjaïa. Toutes les structures culturelles se sont mises de la partie pour le bonheur d´une population qui ne demande qu'à se divertir , quitte à mettre la main à la poche. Le programme tracé pour ce mois de Ramadhan par l'équipe de la direction de la culture semble, apparemment, être du goût du public qui lui témoigne son empressement devant l´entrée des édifices dès la rupture du jeûne. Depuis le 10 du mois en cours, la Maison de la culture de Béjaïa a accueilli toute une pléiade d'artistes. Chaque gala est en soi un test de popularité des artistes mais aussi du public près à mettre la main à la poche.. Il était dit que la Maison de la culture allait connaître un regain d'activité tout au long de ce programme qui ne prendra fin qu'avec le mois sacré. On a eu à découvrir combien nos artistes sont merveilleux face à un public connaisseur et sachant se comporter au rythme des répertoires de chaque chanteur. Côté théâtre, on n'était pas non plus privés. Le TRB a connu des soirées riches et variées. Plusieurs pièces et monologues ont été programmés. Des troupes théâtrales venues de Sétif, Batna et d´Annaba se sont produites devant le public de Béjaïa. Les salles privées ont accaparé des grosses cylindrées de la chanson algérienne. La salle polyvalente Atlantis d'Akbou n'a pas désempli durant toutes les soirées du mois de jeûne. Pratiquement toutes les vedettes de la chanson kabyle s'y sont produites à guichets fermés. Implantée à Akbou, un carrefour qui met en lien les quatre wilayas de la Kabylie, la salle Atlantis s'y prêtait merveilleusement pour réunir des gens de Bouira, Bordj-Bou-Arréridj, Béjaïa et Tizi Ouzou. Ce fut le cas durant tout le mois de Ramadhan. La salle Polyvalente de l'Hôtel Saldae s'est illustrée elle aussi en convoquant des vedettes de la chanson algérienne. Les deux derniers spectacles animés par Nawel Skender et Taos Arhab ont marqué l'ambiance de ce bijou hôtelier situé sur les hauteurs de la ville de Bejaïa. En l'absence du comité des fêtes de la ville de Bejaïa, la Maison de la culture, le TRB et les maisons de jeunes ainsi que les salles privées n'ont pas laissé ternir les nuits du mois sacré à Bejïia. Bref, la capitale de la Soummam a renoué avec son ambiance d´antan. Le nombreux public était au rendez-vous pour compléter le tableau. Un tableau qui résume le caractère joyeux d´une région qui a tant donné à la culture algérienne.

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