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ARTS PLASTIQUES

Mustapha Ghedjati expose à Constantine

Ses pairs qui ont pu suivre son itinéraire sont néanmoins agréablement surpris par l’évolution des techniques de son travail qui n’est pas inconnu à Constantine.

Mustapha Ghedjati, l´un des artistes plasticiens les plus en vue à Sétif, a réservé la primeur de son «cru 2010» au public de Constantine, invité à le découvrir dans une exposition ouverte mercredi après-midi. La grande majorité de la trentaine de toiles composant cette exposition, sort en effet pour la première fois de l´atelier, selon l´artiste. Le public qui a assisté au vernissage lui a bien rendu cette marque de respect et lui a réservé un accueil des plus chaleureux, montrant un vif intérêt pour les oeuvres exposées qui, de toute vraisemblance, l´ont tout de suite charmé. De dimensions imposantes, pour la plupart, les toiles aux couleurs chaudes et chatoyantes, rehaussées par un encadrement élégant et de qualité, ont arraché éloges et félicitations d´un public connaisseur quoique peu nombreux. Plutôt réservé et timide, Ghedjati s´est montré peu prolixe à propos de ses peintures qu´il a, dit-il, délibérément laissées sans titres, préférant laisser l´initiative au visiteur d´en faire la lecture qu´elles lui inspirent, et de pénétrer l´univers de ses oeuvres, chacun avec sa subjectivité propre. Au départ, confie-t-il, «j´entame une peinture en réaction à une question et à un problème lié à l´Homme, de manière générale, et à mon temps, mais dès que les formes et les couleurs sont posées, c´est le voyage vers l´inconnu, je laisse le pinceau voguer au gré de la vague et je suis moi-même surpris par le résultat final que je trouve des difficultés à expliquer et à enserrer dans un titre». Ses pairs qui ont pu suivre son itinéraire sont néanmoins agréablement surpris par l´évolution des techniques de travail de Ghedjati qui n´est pas inconnu à Constantine. Le fait surtout qu´il soit, dans quelques toiles, passé carrément du semi-figuratif à l´abstrait, avec de surcroît une grande maîtrise technique, a séduit les férus de ce genre, à leur tête le plasticien Hacène Chorfi qui a qualifié ce passage de «saut qualitatif admirable» trouvant l´unique toile complètement abstraite de l´exposition - également sans titre - «d´un lyrisme et d´une liberté époustouflants». Ce n´est certainement pas par fuite ou par manque d´idées que l´artiste a refusé de titrer ses toiles, mais bel et bien pour ne pas imposer sa lecture au visiteur. En privé, le peintre accepte volontiers de vous révéler le titre, ou le nom qu´il a voulu donner à telle ou telle de ses oeuvres. A propos de l´une de ses toiles, dominée par une silhouette de femme frêle avec des mains de couleur blanche, il confie tout de même que pour lui, elle porte le titre de «Mains blanches», en hommage à la main féminine notamment, qui, malgré son apparente faiblesse est capable de réaliser des miracles. Il a également sa propre histoire pour ce tableau où se profilent cinq têtes humaines à différents niveaux et par laquelle il a voulu souligner l´importance de la tête dans le corps et l´impossibilité de détourner sa tête vis-à-vis de certains problèmes de la vie. «Je suis dans une recherche perpétuelle pour saisir en même temps la lumière et le mouvement, et j´ai envie que ma peinture bouge et soit en perpétuel déplacement», dit-il. Le public pourra découvrir cette exposition jusqu´au 13 octobre au Centre culturel français.

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