L'Expression

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ENTRETIEN AVEC LE TRIO

«Nous voulions raconter des faits en chansons»

Venu de Paris pour donner libre cours à leur talent.

Après leur spectacle hilarant des Folies berbères, à la salle El Mougar nous avons rencontré les trois initiateurs du spectacle, les frères Mesbah, Yacine et Hicham et le revenant Athmane Bendaoud.

L´Expression: Pourquoi avoir repris la pièce des Folies berbères après dix ans d´interruption?Hichem Mesbah: c´est vrai, nous avons observé un arrêt professionnel, mais c´était à la suite d´une décision collective. Chaque membre de la troupe des Folies berbères voulait voler de ses propres ailes. Moi par exemple, je suis allé en Tunisie, où j´ai participé à quelques projets théâtraux comme Le cadavre encerclé et Ubu roi et quelques films. Mon frère Yacine a opté pour le cinéma où il a participé au film de Djamel Fezzaz, Mélodie de l´espoir, Chabouni est parti à Paris. Après 98, nous étions éparpillés pour des expériences plurielles en France et là nous avons pris conscience qu´il fallait relancer la pièce et revenir sur scène avec un nouveau visage et une nouvelle actualité.

Vous avez repris la pièce avec un nouveau venu Athmane Bendaoud qui, est venu remplacer Chabouni. Comment s´est fait ce choix justement?Le hasard fait bien les choses. Confidences pour confidences, avant l´arrivée de Chabouni dans la troupe, c´est Athmane qui a débuté avec nous. Il a assisté à la naissance et au démarrage du projet jusqu´en 98. Nous avons été élevés dans le même environnement culturel et puis Athmane a sa propre idée du spectacle sa propre conception, il a apporté un plus à la pièce comme l´avait fait avant lui, Hamid Chabouni.

Il y a beaucoup de Nagham dans votre spectacle, est-ce un hommage ou une inspiration?C´est normal, parce que cette école polyphonique, dirigée par Rabah Khadem, nous a énormément appris et nous a formés sur le plan du chant et de l´éducation vocale. On a toujours dit que cette école est une étape très importante dans le cheminement culturel de chaque artiste. Pour ce qui est de l´influence, c´est tout à fait normal, il y a énormément de chants magnifiques dans le répertoire de la troupe Nagham.

Dans la pièce, il y a beaucoup de chants et peu de dialogue, est-ce là l´effet music-hall?C´est voulu, parce qu´ il n´a y rien à dire, tout a été dit durant cette décennie, c´est pourquoi nous avons voulu dire des choses avec le chant, c´est une nouvelle forme d´expression, c´est plus gai, c´est plus beau et surtout nous avons voulu véhiculer nos messages par le chant et non par la parole.

Yacine Mesbah, tu reprends la scène avec Folies berbères, mais entre-temps tu as arrêté ta carrière cinématographique qui a pourtant démarré en trombe avec Djamel Fezzaz. Pourquoi?Yacine Mesbah: Je n´ai pas vraiment arrêté le cinéma, j´avais des obligations autre qu´artistiques, et plus exactement, j´effectuais mon service militaire, ce qui m´a complètement coupé de toute activité artistique.

Des projets cinéma en cours?La reprise a été difficile, et puis ce spectacle est en somme un projet qu´on compte justement réactualiser à fur à mesure. Et au mois de mars je vais entamer le tournage dans un film de Merzak Allouache, Chouchou.

Et toi Athmane Bendaoud, comment s´est effectuée ton arrivée sur scène?Athmane Bendaoud : Moi je suis un intermittant du spectacle en France, j´enseigne la technique du cirque.
J´ai participé au film de Krim, Clan destin et normalement je suis prévu dans son premier long métrage.
Pour ce qui de la troupe Folies berbères, nous avons été quatre initiateurs Hicham, Yacine, Hamid Chabouni et moi, mais ma participation à l´émission Visa 2000 avec la télévision m´a momentanément écarté du groupe et aujourd´hui je reviens en participant à la renaissance de cette pièce magnifique auquel il manque Hamid qui était magnifique lors du premier volet de ce spectacle.

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