L'Expression

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AÏT MENGUELLET À AÏN DEFLA

Un gala mémorable

Jeudi dernier, en soirée, la salle du cinéma Doui a vibré durant des heures au rythme de la musique et de la poésie kabyles.

La salle était archicomble avec des familles venues, de tous les coins de la wilaya communier avec le «barde incontesté» de la chanson née sur les hauteurs du Djurdjura.
Un spectacle dont se souviendra longtemps la salle Doui. Auparavant, vers 13h, au siège de la wilaya où il a été reçu, Lounis Aït Menguellet, le poète, le musicien et aussi chanteur a bien voulu se prêter au jeu des questions des représentants de la presse écrite et de la Radio, sans doute du fait que c´est la première fois que Lounis donne un récital dans la wilaya de Aïn Defla. Modeste, affable, il ne s´est pas départi de son calme de «poète tranquille».
Il se défend d´avoir jamais fait de la politique partisane, mais de par le contenu de ses textes, le poète en temps que témoin de son temps, parlant de l´homme, de ses sentiments, de ses quêtes, de ses espoirs, de ses expériences, est dans la politique. Abdenbi qui a donné son premier gala en 1967 à Tassaft, est plein de gratitude pour Kamel Hamadi qui, dit-il, «m´a montré le chemin.» Après toutes ces années de travail et de réussite, il reconnaît n´être qu´un observateur mais en aucun cas détenteur de la tradition ni encore moins investi d´une quelconque mission de transmission de cette tradition. En tant qu´observateur de son époque il écrit dans «Lettre à mes amis» datée du 18.4.2001: «Si je suis souvent proche de la réalité c´est que je fais le récit de ce que je vis.»
Lounis reconnaît par là cette forme d´engagement, le sien propre. S´agissant de son attachement à la liberté, à sa liberté, son indépendance, Aït Menguellet écrit dans cette lettre destinée à ses amis «n´en déplaise aux mauvaises langues je ne suis inféodé à aucune entité quelle qu´elle soit ni à aucun personnage puisse-t-il être président d´une association, d´un parti ou même du président de la République». Poursuivant, il ajoute dans cette même lettre «jaloux de ma liberté, je ne la négocierai contre aucun compromis ni avantage d´aucune sorte...»
Il reconnaît que le chemin n´a pas toujours été parsemé de roses mais que les choses ont changé, qu´il restera toujours dans ce domaine du chemin à parcourir. «La route est longue mais on est sur la bonne voie» ajoute-t-il.
Des changements aussi chez le poète lui-même, les évènements, l´âge, l´expérience, le recul ne sont pas sans effet sur sa vision du monde. Tout le monde reconnaît aussi à Abdenbi Aït Menguellet, d´avoir été là, toujours, par choix, même dans les moments difficiles qu´a traversés le pays, et que les multiples et brefs séjours effectués à l´étranger n´ont été que professionnels.
Parlant de la langue, il dira que «la langue kabyle cesse d´être un tabou, mais une richesse. Et qu´on n´ait plus peur de se l´approprier...» En attendant la solution d´approche reste la traduction aussi bien en français qu´en arabe.

De Quoi j'me Mêle

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