L'Expression

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En son âme et conscience

La justice et la politique n´ont jamais fait bon ménage. Dans son ouvrage L´esprit des lois, Montesquieu a bien montré la nécessité qu´il y a à séparer les trois pouvoirs qui constituent l´Etat de droit: ce sont l´Exécutif (représenté en Algérie par le gouvernement et le président de la République), le législatif (les deux Chambres du Parlement) et le judiciaire (les tribunaux et les différentes cours). Dans un Etat de droit, l´indépendance du juge est un principe clef du bon fonctionnement des institutions.
Le juge rend la justice au nom du peuple et, à ce titre, il statue «en son âme et conscience», selon la formule consacrée en se basant sur les lois votées par le Parlement et le code de procédure. Cependant, on a assisté, il y a une semaine, à un scénario qui a laissé plus d´un perplexes: la décision se rapportant à l´interdiction de tenir le congrès du FLN en tout lieu a été prise dans des conditions inhabituelles, à une heure tardive, et sans en tenir informé le président de la cour d´Alger. Ce dernier s´est empressé de dénoncer ce qu´il considère comme un acte illégal. Le président du syndicat des magistrats lui a emboîté le pas et a apporté de l´eau à son moulin.
Et pourtant, les bruits qui nous parviennent de l´hôtel El-Ryad, à Sidi Fredj, où se tiennent les assises du syndicat, pour le renouvellement de ses instances, indiquent bien qu´au sein de la corporation les avis sont partagés. Les divisions qui partagent au sein du Fln les pro- et les anti-Benflis, ont contaminé le corps des magistrats. On sait que M.Tayeb Louh, ministre de la Justice, et lui-même ancien président du SNM, a des amitiés et des relais au sein de cette instance. Comme il a fait partie des ministres considérés comme chauds partisans du président de la République, on devine aisément que les choses ne seront pas simples pour les partisans de M.Ali Benflis. Or au fond, dans cette affaire, peu importe qui est pro qui, dans la mesure où la justice appartient à tous les Algériens et qu´elle ne saurait être aussi allègrement instrumentalisée au service d´un clan, mais au détriment de la loi et de l´Etat de droit. Les observateurs font confiance au sens des responsabilités des juges pour ne pas tomber dans le piège des luttes partisanes dans lequel certains essaient de les entraîner. La justice a surtout besoin de sérénité. Avant, pendant et après l´élection présidentielle, la justice est la garante du bon déroulement du scrutin.

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