L'Expression

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Entre intérêts et passions

Les relations algéro-françaises, sous-tendues depuis toujours par des non-dits passionnels, cherchent des réajustements jugés salvateurs pour les deux parties. 130 années de colonialisme, qui n´a pas fini de livrer tous ses secrets, ne peuvent s´effacer d´un coup de gomme, il faut le croire. Depuis toujours, les relations entre les deux pays ont évolué en dents de scie, passant même par des phases critiques, frôlant carrément la rupture des relations diplomatiques. Très peu de visites à très haut niveau ont ponctué ce parcours où la bonne foi de l´un et de l´autre n´est forcément pas à mettre en doute. De fait, lorsque ce sont les passions qui semblent l´emporter sur tout autre considération, pas mal de faux pas ou d´erreurs deviennent explicables, sinon pardonnables. Mais les temps ont changé. La mondialisation a poussé notre pays à adopter la marche forcée de l´économie de marché, cherchant chaque jour de nouveaux partenaires, prêts à donner autant qu´ils en reçoivent. Allemagne, Italie, Etats-Unis d´Amérique, Espagne, pays du Golfe, de l´extrême Orient même...les exemples ne manquent pas, qui illustrent parfaitement l´offensive réussie de notre pays dans les domaines diplomatique et économique. Le premier partenaire en matière de flux commerciaux qu´était la France a commencé à régresser de manière inéluctable.
Comme un malheur ne vient que rarement seul, toutes les entreprises françaises ont commencé à être systématiquement exclues de tous les gros marchés d´appels d´offres lancés par notre pays, concernant de très lourds investissements appelés à durer dans le temps et à s´étendre dans l´espace. Il n´y a lieu d´y déceler aucun esprit de vengeance. La France a perdu trop de temps en tergiversations lorsque hommes d´affaires et chancelleries étrangères se bousculaient au portillon algérien en quête de tous les marchés juteux que peut offrir notre pays. La conclusion de notre accord d´association avec l´UE, suivie par de nombreux déplacements réussis de Bouteflika dans des capitales européennes, a fini de cristalliser la nouvelle démarche de notre pays, clairement annoncée par le chef de l´Etat dès le premier jour de son élection. Il avait, en effet, annoncé à cette occasion, qu´il était hors de question que les Etats étrangers passent par Paris quand ils désiraient traiter quelque affaire avec Alger. Ni tapis rouge, ni gros sabots, mais seulement les échanges de bons procédés. Tel est le message qui prime dans toute économie de marché digne de ce nom. La France semble l´avoir saisi. La visite de Dominique de Villepin à Alger, précédée de celle de notre chef de l´Etat à Paris, en est la parfaite illustration. Les dernières touches à l´arrivée de Chirac à Alger seront mises après celles de Benflis en France et Sarkozy en Algérie. Les quelques points d´achoppement seront forcément aplanis du moment que les intérêts suprêmes, économiques s´entend, le commandent. Bien entendu, les spécificités culturelles et historiques seront forcément sauvegardées, et même amplement prises en compte. L´Année de l´Algérie en France est là pour y veiller.

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