L'Expression

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L’art des petits pas

La majorité des éditorialistes nationaux et étrangers étaient quasi certains que le président Abdelaziz Bouteflika n´allait pas manquer un sommet aussi important que celui de l´Organisation internationale de la francophonie. On spéculait cependant sur la nature de cette participation : l´Algérie intégrera-t-elle la Francophonie en tant que membre à part entière ou bien se contentera-t-elle de son statut d´observateur?
Le chef de l´Etat, qui est passé maître dans l´art des petits pas, n´a pas dérogé à la règle. Aussi, a-t-il éludé la question de l´adhésion pure et simple à la Francophonie pour placer sa présence à Ouagadougou sous le signe de l´amitié et des relations personnelles. On se souvient que M.Bouteflika avait participé au neuvième sommet de la francophonie à Beyrouth sur invitation du président Emile Lehoud.
Pour ce qui est de Ouagadougou, c´est donc le chef de l´Etat lui-même qui nous donne la clef de sa participation. «C´est pour répondre à l´invitation de mon ami Blaise Compaoré que j´ai le privilège de prendre la parole pour la deuxième fois devant le sommet de l´Organisation internationale de la Francophonie.» Cependant, le chef de l´Etat n´oublie pas de souligner au passage «toute l´importance que nous accordons à cette organisation qui dispose d´un poids croissant sur la scène internationale».
Tout est dit dans cette citation puisée dans l´intervention de M.Bouteflika au sommet de Ouagadougou. Les relations personnelles du chef de l´Etat sont au service de la promotion de l´image de l´Algérie à l´échelle internationale. On a vu tout au long de son premier mandat de quelle hargne il a fait preuve pour sillonner le monde d´est en ouest et du nord au sud, ne négligeant aucune escale, aucune destination, aucune capitale, fût-elle la moins connue.
Avec le président français, Jacques Chirac, il a trouvé un partenaire de choix qui affectionne les bains de foule et les contacts humains.
M.Chirac a estimé à maintes reprises que l´Algérie rejoindra la Francophonie à son rythme. On pourra ajouter: et dans des formes qui ne heurtent pas une partie de l´opinion. Non pas celle qui a fait la guerre de Libération et qui connaît le prix de son indépendance , sachant faire la différence entre la paix et la guerre, mais bien celle qui, s´appuyant sur un baâthisme dépassé, veut imposer à tout un peuple ses choix stratégiques, le tirant vers le Moyen Age, alors même que les pays arabes du Proche-Orient resserrent leurs liens d´amitié avec Paris. Ce qui est bon pour eux est mauvais pour les Algériens.

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