L'Expression

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Le cahier des charges

La révision de la Constitution est plus que jamais une revendication majeure du FLN dont le secrétaire général, Abdelaziz Belkhadem, vient d´indiquer clairement les motivations premières, à savoir baliser la voie légale à un troisième mandat de Abdelaziz Bouteflika, président de la première formation politique du pays.
Le débat est donc relancé qui va lourdement peser sur les relations entre les partis de l´alliance, notamment les principales locomotives que sont le FLN et le RND. On sait, depuis plusieurs mois, que, pour Ahmed Ouyahia, la révision de la loi fondamentale «n´est pas une priorité», et pour cause. Candidat virtuel à l´élection présidentielle de 2009, le président du RND ronge son frein, voici dix ans déjà, et n´entend pas se laisser distancer, une fois de plus.
Qui plus est, il sait que la stratégie du FLN est de s´emparer de la chefferie du gouvernement, en sa qualité de parti majoritaire à l´APN, chose qui sonnerait le glas des prétentions d´Ouyahia et serait même fatale à sa famille politique dont la mainmise sur l´appareil administratif et médiatique a assuré, jusqu´alors, une certaine couleur et, sinon même, une couleur certaine, aux scrutins précédents.
En donnant un léger coup d´accélérateur au débat, Abdelaziz Belkhadem semble vouloir sortir du jeu «je te tiens, tu me tiens par la barbichette» pour affirmer la préemption du FLN à dominer pleinement la scène politique et à engager son choix d´autant plus crédible qu´il s´inscrit dans la logique des plébiscites accordés par la vox populi au président Abdelaziz Bouteflika.
Se situant dans une prospective dynamique et responsable, Abdelaziz Belkhadem a clairement parlé de «soutien» au Président dès lors que celui-ci accepterait de «se porter à nouveau candidat à la magistrature suprême», fermant, de plus, lourdement la porte sur les déclarations intempestives de certains hommes politiques, habitués à jeter leur pavé dans la mare parisienne, lorsqu´il indique que Abdelaziz Bouteflika «a été élu jusqu´en 2009 et son programme sera appliqué».
Or, il faut s´en souvenir, la révision de la Constitution est un des volets qui ont toujours tenu le plus à coeur au Président, et le FLN, s´il en fait aujourd´hui son cheval de bataille, ne fait qu´honorer le cahier des charges sur la base duquel il avait accordé son investiture au candidat Bouteflika.
Plus que jamais, le souci de Abdelaziz Belkhadem et du FLN vise à consacrer cette revendication première, du reste légitime, qui est l´exercice plein et entier du pouvoir, conformément à la sanction des urnes, un exercice qui lui a été subtilisé à cause, justement, d´ une Constitution aux dispositions équivoques.

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