L'Expression

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Le geste

Le recueillement du chef de l´Exécutif, Ahmed Ouyahia sur la tombe du «martyr» Guermah Massinissa, première victime du Printemps noir de Kabylie, est symbolique à plus d´un titre. D´abord, pour le fait que c´est la première fois depuis avril 2001 qu´un haut responsable de l´Etat algérien se rend à Beni Douala, l´«épicentre» même de ces évènements sanglants, pour rendre hommage aux 123 victimes de la tragédie. Un geste qui vient exorciser les démons du passé, notamment les «excès» qui avaient mis de l´huile sur le brasier kabyle et plongé la région dans le chaos, la livrant pieds et poings liés aux charognards de tous bords. Il s´agit, indique le chef du gouvernement d´ «un message pour panser les plaies et réconforter les coeurs». Pour sa part, le père de Guermah Massinissa, a qualifié le geste de M.Ouyahia de «signe d´apaisement». Une concordance de vues, qui vient mettre un terme à un bras de fer qui aura duré quatre années. La visite du chef du gouvernement à Beni Douala intervient à la croisée d´un bon parcours de son dialogue avec les archs. En fin négociateur et surtout communicateur hors pair, celui qu´on surnomme l´homme des «sales besognes» a réussi cette fois-ci un coup de maître, en contribuant au dénouement d´une crise qui a failli venir à bout de la stabilité du pays, en menant un dialogue franc et soutenu avec le mouvement citoyen. Aussi, et en excellent commis de l´Etat, Ouyahia a toujours assumé ses actes, de la ponction sur salaires, au dialogue avec les archs, en passant par les réformes économiques. Pour lui, quand il s´agit des intérêts suprêmes de la nation, le ton ne doit jamais étre aux hésitations, mais aux actes concrets. D´ailleurs, reconnaître aujourd´hui, le caractère de martyr pour Guermah Massinissa est une manière pour l´Etat algérien, à travers le chef du gouvernement de faire son mea culpa et d´assumer les dépassements de ses institutions. Lesquels dépassements ont été clairement énoncés dans le rapport Issaâd, qui avait rappelons-le, accablé le corps de la Gendarmerie nationale et mis dans le box des accusés les institutions de l´Etat. Un fait que même le premier magistrat du pays avait reconnu, lors de la réunion des deux chambres du parlement pour consacrer tamazight langue nationale dans la Constitution. Le «pas» du chef de l´Exécutif est louable à plus d´un titre : Il est, non seulement «un geste à l´endroit de toutes les familles des victimes», mais aussi l´expression de la «considération, de soutien fraternel, affectueux et familial à ceux qui ont perdu leurs enfants».

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