L'Expression

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N’est pas comptable qui veut

Après le pétard mouillé d´Orascom, voilà les médias penchés sur notre tirelire nationale dont on dit qu´elle renfermerait un trésor de 20 milliards de dollars en devises fortes. Puis, anticipant les événements plus rapidement que l´éclair, ils annoncent sans sourciller qu´à la fin de l´année 2002 la fiscalité pétrole nous procurera un montant en dollars US équivalent. A en croire ces rumeurs, le Trésor public, dont les réserves avaient souvent été mises à rude épreuve depuis 1981, peut, sans recourir le moins du monde à la planche à billets, honorer l´ensemble des obligations du pays. En théorie peut-être, car en réalité, notre pays est loin du moment où il pourrait crier victoire sur l´endettement qui est, comme chacun le sait, double: extérieur et intérieur à la fois. Car, contrairement à ce qu´on croit l´Algérie n´est toujours pas sortie de l´oeil du cyclone, ne serait-ce qu´à cause de la dette, les remboursements courent toujours malgré une bonne gestion de la dette intérêts et principal. Cela d´une part. De l´autre, on nous dit que l´Algérie compte 12 millions de citoyens vivant en dessous du seuil de pauvreté et pour éradiquer ce fléau on presse l´Etat de leur venir en aide fût-ce en prélevant directement sur les recettes d´hydrocarbures.
Cris d´orfraie par-ci, plaidoyer économique à la cantonade par-là on se demande vers quel but tendent toutes ces rémoulades verbales à quelques semaines des élections locales. Ne s´agit-il pas d´un boycott déguisé? Mais essayons quand même d´y voir clair. L´Algérie compte-t-elle, oui ou non, 12 millions de pauvres vivant en dessous du seuil de pauvreté? Nous, on voudrait bien le croire, mais en attendant on va s´en tenir au réalisme du moment qui est plutôt de nature à nous rappeler que même si le chiffre de 20 milliards de dollars recèle autant de billets à compter que de marque d´assurances à opposer à nos créanciers, on ne sortira pas la population algérienne des difficultés qu´elle continue d´endurer en se mettant à distribuer de l´argent, en fait à faire l´aumône, aux pauvres sans les intégrer dans des plans de développement où ils bénéficieront d´emplois productifs stables et de longue durée. Ces plans existent et ils sont en marche n´en déplaise aux éternalo-sceptiques qui, de toute façon, gagnent eux-mêmes beaucoup d´argent à donner de fausses leçons aux autres. Les informations concernant le contenu de notre tirelire nationale n´ont, fort heureusement, pas attendu l´intervention des médias pour arriver à l´oreille du public. Dans leur critique récente du programme du gouvernement à l´APN, certains députés n´ont pas hésité à poser le même problème que la presse aujourd´hui. Quelle fut à ce propos la réponse du Chef du gouvernement?
«Contrairement à ce qui a été dit, avait-il tenu à préciser, par certains députés, le gouvernement ne couve pas un trésor qu´il refuse de distribuer d´autant que certaines parties entretiennent l´amalgame et la confusion entre les réserves en devises et la capacité budgétaire de l´Etat. En omettant d´indiquer que dans les recettes budgétaires de l´Etat est déjà comptabilisée la contrepartie des recettes en devises procurées par la fiscalité pétrolière». Ainsi va la comptabilité nationale.

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