L'Expression

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Un dialogue pour quoi faire?

La reprise du dialogue entre le gouvernement et les archs, même s´il intervient dans une conjoncture sociale et politique quelque peu fébrile, le reléguant au second plan des préoccupations immédiates des Algériens que sont les salaires, notamment, il n´en demeure pas moins que ledit dialogue constitue l´un des épisodes majeurs de la vie de la nation. C´est en effet pour la première fois dans ce pays, que deux partenaires parviennent à se revoir après une «brouille» qui aura duré plusieurs mois. Ainsi, tant du côté du gouvernement que de celui des archs, l´on a eu la sagesse de ne pas remettre en cause les acquis d´un dialogue qui, faut-il le souligner, a permis d´entrevoir la fin d´une crise qui a mis à genoux une importante région du pays. La Kabylie, jadis au bord de l´explosion, a retrouvé ces dernières années quelques couleurs. La dizaine de rounds de dialogue auront servi aussi à dépassionner les relations entre la Kabylie et le pouvoir central, voire casser de nombreux tabous. Les deux parties ont donc laissé le temps faire son oeuvre et c´est tant mieux.
Cela dit, le discours ne nourrit pas son homme. Les citoyens de cette région sont certes très sensibles aux progrès constatés dans la prise en charge de la question identitaire. Ils le seront encore plus, lorsque l´Etat se sera engagé à faire de tamazight une langue officielle dès que les conditions le permettront. Mais leur premier souci actuellement est celui de tous les Algériens, à savoir pouvoir vivre et travailler chez eux.
Le dialogue qui, à en croire les représentants du mouvement citoyen, sera finalisé au terme de la réunion d´hier, doit déboucher sur d´autres acquis, autrement plus concrets. D´autant plus que la plate-forme d´El-Kseur évoque largement les questions socio-économiques.
Les citoyens de Kabylie attendent donc de la conclusion des pourparlers gouvernement-archs, des mesures de relance effectives de l´économie locale. Les milliards de dollars dégagés par l´Etat au profit de Béjaïa, Tizi Ouzou et Bouira doivent impérativement donner leurs fruits. Or, à voir la situation sur le terrain, force est de constater que les lourdeurs bureaucratiques sont plus accentuées dans cette région qu´ailleurs. C´est là une responsabilité de l´Etat. Il faut agir vite.

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