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RECYCLAGE ET FORMATION

Cet atout qui manque tant

Pendant des décennies, les centres de formation professionnelle se sont contentés d’un rôle marginal.

Fort d´une embellie financière sans précédent, l´Algérie est entrée, à travers le plan de soutien à la relance économique, dans une dynamique nouvelle où l´emploi ne sera plus une denrée rare. Cependant, dans ce gigantesque effort de redressement de l´outil économique national, le risque de voir la machine s´enrayer est potentiellement important. Et pour cause. La structure de l´emploi en Algérie connaît un déficit dramatique en matière de main-d´oeuvre spécialisée. En effet, et le constat a été, à maintes reprises, fait par l´ensemble des acteurs sociaux et professionnels, notre pays a formé des ingénieurs, des médecins et autres cadres d´un niveau supérieur, mais il a quasiment négligé les métiers intermédiaires. Résultat: le pays passe pour être l´un des plus nantis en «matière grise», comparativement à des Etats de même niveau de développement, mais très pauvre en compétence dans d´innombrables branches d´activité qui nécessitent un savoir-faire moyen. Pendant des décennies, les centres de formation professionnelle se sont contentés d´un rôle marginal, voire de «fabricants de chômeurs», tant leur mission a été dévoyée et ne correspondait plus aux besoins réels du marché de l´emploi. Une situation qui a donné lieu à une armée d´ouvriers spécialisés mal formés et dont la spécialisation est en déphasage avec les réalités économiques du pays. Ce n´était donc pas un hasard si le chef de l´Etat, dès l´entame de son premier mandat à la tête de la République, a mis le doigt sur la plaie en évoquant la nécessité de revoir la cartographie de la formation professionnelle en Algérie. La volonté politique étant affirmée, l´Etat ambitionne de verser la totalité des recalés du système éducatif national dans le secteur de la formation professionnelle.
C´est d´ailleurs là le principal axe de la stratégie du ministère de l´Enseignement et de la Formation professionnels. Il est même question de former les jeunes dans les métiers dont le pays a besoin et Dieu sait qu´en ces temps de relance économique, la nation va devoir faire appel au savoir-faire dans de nombreux domaines. Cela dit, il reste à savoir si la qualité de cette formation sera d´un niveau à même de suivre efficacement les besoins de développement du pays.
Il va sans dire, à ce propos, que dans l´étape actuelle, il y a un très fort besoin dans le secteur des nouvelles technologies et dans l´informatique. La dynamique du marché de l´emploi aidant, des dizaines d´instituts privés de formation dans ce domaine ont vu le jour. Il faut dire que leur apport dans la satisfaction de la demande en compétences est loin d´être négligeable. Dans ce domaine au moins, il y a de l´espoir de voir le pays combler ses lacunes et permettre, par la même occasion, à l´outil de production nationale de maîtriser les technologies les plus pointues. A côté des centres de formation gérés par l´Etat, ces «High Tech Center» apportent une véritable bouffée d´oxygène à une machine économique qui ne souffre pas de manque de financement, mais de compétences avérées dans les métiers intermédiaires.

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