LOI DE FINANCES COMPLÉMENTAIRE
Des privilèges fiscaux à l’agriculture et l’industrie
Le département de l’agriculture verra également l’adaptation du Fonds national de régulation de la production agricole.
La loi de finances complémentaire pour l´année 2008 a prévu des allégements fiscaux pour les secteurs de l´agriculture ainsi que pour les entreprises. Pour l´agriculture, elle a prévu «des allégements fiscaux sur le coût des produits phytosanitaires, des engrais et des semences ainsi que sur le coût du leasing pour l´acquisition de matériels agricoles produits localement».
Dans son allocution, le président de la République a affirmé que «l´Etat continuera de mobiliser toutes ses capacités financières pour alléger les difficultés des citoyens et poursuivre le processus de reconstruction nationale».
Cela étant, le chef de l´Etat a indiqué, à l´endroit des citoyens, que «l´Algérie a besoin de l´apport réel de chacun à son bien-être, et que c´est le travail qui constitue la véritable richesse durable du pays». Le département du Dr Benaïssa connaîtra une réorganisation des actuels mécanismes d´aide à l´agriculture et la création d´un fonds public spécifique pour l´appui aux éleveurs et petits exploitants agricoles. Le département verra également l´adaptation du fonds national de régulation de la production agricole.
Ce fonds permettra d´intervenir dans l´engagement plus net des pouvoirs publics destinés à préserver les agriculteurs des brutales chutes saisonnières des prix de leurs récoltes. Il a pour but également de prémunir les consommateurs des flambées des prix des produits agricoles. Dans son intervention, le président de la République a estimé que le coût du programme quinquennal «s´élève, à présent, à près de 14.000 milliards de dinars, soit l´équivalent de 200 milliards de dollars». En 2008, les recettes de l´Etat connaîtront «une hausse de 44% due essentiellement à la révision du prix du baril de pétrole, pris comme référence», à savoir 37 dollars au lieu de 19. «Les transferts sociaux de l´Etat au profit de la population atteignent, à présent, près de 1000 milliards de DA par an, dont près de 200 milliards de DA pour le soutien des prix des céréales et du lait. Le budget de fonctionnement représente désormais plus de 200% de la fiscalité ordinaire du pays», a relevé le chef de l´Etat.
Pour ce qui est des entreprises, la loi de finances prévoit également des allégements fiscaux conséquents. Cette mesure est à même de permettre aux entreprises d´améliorer leurs capacités d´autofinancement à travers un abaissement de la pression fiscale, notamment au bénéfice des entreprises opérant dans les secteurs de l´industrie, du bâtiment et travaux publics (BTP) et du tourisme.