DÉLINQUANCE
Du fléau social à... la catastrophe avérée
Dans la pyramide des âges, 48,75% des délinquants sont des jeunes de 18 à 28 ans et 52,65 sont des chômeurs livrés à eux-mêmes. Le chiffre parle de lui-même et la tendance est à la hausse, à en croire les dernières statistiques fournies, hier, par les services de la Gendarmerie nationale. Les chiffres vont crescendo, parlant surtout du nombre de délits et des délinquants recensés par la Gendarmerie nationale. Au courant de l´année écoulée, l´on a enregistré quelque 49 881 délits contre 20 035 en 2002. Pour l´année en cours, en l´absence jusqu´ici d´un recensement global, le chercheur du Cread, M.Moulay, s´est contenté de remarquer une évolution non-stop dans le nombre de délits et de délinquants. D´ailleurs, argumente-t-il, le chiffre enregistré au mois de novembre 2004, soit à hauteur de 698 délits, a connu une hausse estimée à 7,1% comparativement au mois d´octobre de la même année. Quant au rapport délivré par la Gendarmerie nationale concernant le mois de septembre 2004, l´on a enregistré la condamnation, par la justice, de quelque 782 personnes.
1 197 autres ont été remises en liberté provisoire, ce qui représente un chiffre global évalué à 1898 personnes arrêtées et présentées à la justice dont 81 femmes. L´implication du sexe féminin dans les affaires de crime, vol et délit, n´est incontestablement pas une «fatalité», constate le docteur Moulay. 43 «femmes délinquantes» ont été arrêtées durant le mois de septembre et 534 remises en liberté provisoire, en parlant des délits rattachés aux coups et blessures volontaires. Pire encore, deux femmes ont été aussi condamnées pour menaces de mort à l´encontre d´hommes, ce qui représente ainsi un total de 81 femmes arrêtées en un mois seulement.
Le même recensement indique que 3% des délinquants sont de la catégorie estudiantine et 6,28% sont des adultes.