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L’AFFAIRE BCIA

El Ryan Airlines, une mort-née?

le gouverneur de la banque d’Algérie a déjà déposé plainte «<I>devant le tribunal territorialement compétent</I>».

Depuis la promulgation de l´ordonnance n° 03-01 du 19 février 2003, relative à la répression de l´infraction à la législation et à la réglementation des changes et des mouvements de capitaux de et vers l´étranger, les choses semblent rouler différemment pour les banques privées de droit algérien, du moins pour certaines d´entre elles.
En effet, ladite ordonnance confère, entre autres, au gouverneur de la Banque d´Algérie, en tant qu´autorité de régulation et de surveillance du système bancaire national, d´intervenir devant la justice, lorsque l´une (ou plusieurs) des infractions citées dans l´article 02 de l´ordonnance n° 03-01, serait constatée par les instruments de contrôle de la banque centrale.
Et c´est le cas pour la BCIA, puisque le gouverneur a déjà déposé plainte «devant le tribunal territorialement compétent». Cependant, parmi les infractions constatées, notamment les «défaut de rapatriement des capitaux» il se trouve que l´une d´elles se rapporte, directement, à la compagnie privée de navigation aérienne, El Ryan Airlines.
Comment? L´on apprend, selon certaines indiscrétions, que la BCIA aurait transféré des fonds de plus de trois millions de dollars au profit de la compagnie de navigation privée.
Ce transfert de fonds a eu lieu, en plus, sans les autorisations préalables de la Banque d´Algérie.
Les fonds transférés ont été utilisés, semble-t-il, pour l´acquisition de trois avions de type Boeing 737/200. Ce type d´avion est, en fait, un ancien modèle, quasiment absent des cieux. Cependant, depuis la date de cette «transaction», les trois avions, ou ce qu´il en reste, sont toujours sur le sol américain.
Alors ou la compagnie privée «consciente» du danger n´a pas osé faire venir les trois avions en Algérie en raison des risques que leur utilisation peut, «théoriquement» induire, ou, au contraire, cette transaction a-t-elle eu lieu sans l´intention d´utiliser, par la suite, cette flottille? C´est la deuxième hypothèse qui est, pour l´instant, retenue par les enquêteurs. La raison est que, bizarrement, la «jeune» compagnie privée aurait demandé d´autres «autorisations», toujours à la Banque d´Algérie, pour qu´elle puisse «revendre» les trois avions.
La Banque d´Algérie aurait refusé pour la simple raison (invoquée) que la transaction de transfert n´a pas eu, dès le début, les autorisations nécessaires. Mais quelles relations, par ailleurs, existent entre la banque (Bcia) et la compagnie privée (El Ryan)?
D´abord, El Ryan Airlines est certes une compagnie de navigation aérienne privée de droit algérien, agréée en outre par le ministère des Transports, toutefois elle n´assure, a priori et à ce jour, aucune liaison nationale, encore moins internationale.
Celle-ci serait dirigée par, rien d´autre, que le fils du directeur de la BCIA. L´ensemble de ce groupe est, donc, sous la coupe de la famille Kharoubi. Il leur est, par ailleurs, attribué une boîte d´assurances. Et ce sont les liens familiaux, semble-t-il, qui expliqueraient les relations «d´affaires» tissées entre les deux entités.
Encore une fois, si l´ordonnance du 19 février dernier semble avoir clarifié les prérogatives et responsabilités des différents intervenants dans le secteur bancaire, il reste à se demander jusqu´à quand le ministère des Transports va laisser son secteur dépourvu de moyens de suivi, de contrôle et d´organisation efficaces.

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