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CADRES DE LA BDL DE BIR EL-ATTER DETENUS

En grève de la faim depuis 10 jours

La procédure pénale, loin d’avoir été respectée, prévoit une détention préventive de seize mois seulement.

Hier, ils n´étaient plus que dix à poursuivre leur grève de la faim sur les 60 protestant contre la prolongation de leur détention qui risque de durer dans la mesure où la chambre d´accusation a demandé récemment un complément d´information. Une attitude qui n´a pas été au goût des accusés internés à la prison de Serkadji qui ont entamé une grève de la faim depuis plus d´une dizaine de jours, selon certaines informations. C´est l´ultime recours qui reste aux détenus pour faire entendre leur voix afin d´attirer l´attention des magistrats sur leur cas et mettre fin à leur détention par la programmation rapide de leur procès. En dépit de la présence d´une équipe médicale qui suit l´évolution de leur état de santé, celui-ci se dégrade de jour en jour. D´ailleurs, dix seraient dans un état jugé critique par l´équipe médicale. Ce mouvement de protestation a été entouré de la plus grande discrétion. Pis, toutes nos tentatives d´en savoir plus ont été vaines (absence d´autorisation du ministère de la Justice). Pour rappel, la justice reproche aux mis en cause des transferts de fonds sur la foi de documents douaniers attestant d´une opération d´import-export. Selon les familles, la banque ne reproche rien à ses employés retenus à la prison de Serkadji. Il s´agirait d´un transfert illégal d´argent, dont le préjudice porté à l´économie nationale serait de près de 2000 milliards de centimes.
Un argent transféré essentiellement vers la capitale française grâce à des complicités de l´intérieur même de la banque, via les agences d´El-Biar et du boulevard des Martyrs. Les auteurs de cet important trafic auraient bénéficié de la complicité d´un cadre de la BDL qui assumait au sein de cette institution financière, la responsabilité de chef du département central de sécurité de l´unité siège. Originaire de la région de Tébessa, il avait pour rôle d´introduire au sein de la banque des individus, spécialisés dans l´import-export. Ces personnes seraient originaires notamment de Bir El-Atter, Tébessa et Sedrata. Les facilités accordées aux personnes incriminées consistaient en la domiciliation de nombreuses factures documentaires, appelées D10. En attendant de connaître les tenants et aboutissants de cette affaire, les accusés croupissent dans les geôles au moment où leur famille désespèrent de les revoir. Une inculpation que Me Mahmoudi avait récusée. «Le rôle du banquier n´est pas de surveiller toutes les transactions surtout lorsque celles-ci sont opérées avec des techniques très modernes, tel qu´il serait impossible de discerner les vrais des faux documents», avait-il déclaré lors d´une conférence de presse organisée à l´hôtel El-Djazaïr. Pour les familles des détenus, l´os réside dans la célérité des services judiciaires à inculper les gens et à les mettre sous les verrous sans passer par les procédures légales, à savoir l´information judiciaire et la liberté provisoire. Me Mahmoudi a même souligné que «la responsabilité des Douanes se positionne aussi parmi les points noirs qui restent encore en suspens».

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