L'Expression

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EXPORTATIONS HORS HYDROCARBURES

La portion congrue

La production nationale doit évoluer dans la qualité.

Les importations nationales durant le premier semestre de l´année en cours sont évaluées à 10 milliards de dollars. Quant aux exportations elles sont estimées à 465 milliards pour la même période. De ce fait la balance commerciale demeure très déséquilibrée. C´est du moins ce qui ressort de la conférence-débat sur la situation de la production nationale et des exportations organisée hier par l´Union générale des commerçants et artisans algériens (Ugcaa). La part de l´industrie dans les exportations est actuellement de 9% alors qu´elle était de 18% en 2001. Par ailleurs le volume des importations algériennes en provenance de France est passé de 2,093 milliards de dollars en 1992 à 4,126 milliards de dollars en 2004 (soit une hausse de plus de 97%), selon le dernier bulletin du Forum des chefs d´entreprises qui se base sur les données des douanes algériennes.
Il est ainsi constaté une tendance continue à la hausse des importations en provenance de France à partir de 1999, avec notamment un bond de près de 2 milliards de dollars entre 2000 et 2004. La valeur des achats auprès de la France durant la période 1992-2004 s´est située entre 22 et 25% du volume global des importations algériennes, ce qui place ce pays au premier rang des fournisseurs de l´Algérie. Par rapport à l´ensemble de l´Union européenne, les importations effectuées à partir de la France ont représenté, durant la période considérée, entre 38 et 44% du volume total des importations. Invité à cette rencontre, l´ex-ministre des PME, et membre actuel du Forum des chefs d´entreprises (FCE) M.Reda Hamiani a expliqué qu´en dehors du pétrole et du gaz, « nos exportations sont limitées à des dattes et des demi-produits résultant de produits pétrochimiques et pétroliers » avant de s´interroger «qu´est-ce qu´on fera lorsque le pétrole n´aura plus sa place dans 40 ans?» Les raisons qui font que les produits locaux n´arrivent pas à trouver place sur le marché étranger sont liées à différents facteurs, estime-t-il, notamment la mauvaise qualité des produits qui ne respectent souvent pas les normes internationales. «Les produits ont évolué dans un marché intérieur où il n´y aucune concurrence», soulèvera M.Hamiani qui poursuivra «nos produits sont restés médiocres alors que les mêmes, à l´étranger ont évolué». La remise à niveau technique et technologique est indispensable dans ce cas-là pour que les produits puissent connaître une amélioration. Selon lui, le partenariat reste la solution idéale.
Mme Najet Belbachir, membre du FCE, a soulevé pour sa part les problèmes rencontrés par les entreprises. Ces dernières, a-t-elle souligné, n´arrivent même pas à s´imposer sur le marché intérieur pour parler du marché extérieur. Elles sont confrontées à un grand phénomène qui est le marché informel. «Je préfère dire économie informelle parce que ces activités illicites sont plus structurées et échappent au fisc, au contrôle douanier et au contrôle de la qualité.»
Interrogée sur l´intérêt des réformes bancaires, elle dira qu´elles n´ont rien apporté de nouveau puisqu´elles ne répondent toujours pas aux demandes des entreprises. Pour ce qui est de l´accord d´association avec l´Union européenne, les deux intervenants estiment qu´il faut que notre pays soit capable d´affronter les défis.

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