A DÉFAUT D’UNE INTERVENTION DES FORCES MILITAIRES
L’ANP échangera des informations avec le Mali
L’intervention des forces de sécurité algériennes au Mali est peu probable, selon des sources informées.
Des informations en provenance du Mali font état d´une préparation d´une intervention musclée des forces de sécurité algériennes sur le sol malien. Des sources très au fait du contexte sécuritaire ont nié cette information, notamment qu´il s´agit d´une intervention militaire. Selon les mêmes sources, les autorités maliennes souhaiteraient vivement une intervention militaire algérienne sur son territoire. Mais cette politique, de l´avis de nos sources, serait un acte irrationnel. Les accords signés entre ces deux pays prévoient une collaboration pour une action commune des forces militaires. Les deux pays sont appelés à y participer chacun avec ses moyens et connaissances sur leurs territoires respectifs. L´Algérie se limitera certainement au processus d´accord convenu entre les deux pays. La Mauritanie et le Niger sont partie prenante du consensus. Il n´en demeure pas moins, selon nos sources, que les informations en provenance du Mali seraient une manoeuvre d´un enjeu malsain visant à provoquer encore une fois l´ingérence des puissances occidentales en Afrique, notamment les Etats-Unis d´Amérique et la France. Pour la première nul n´ignore les opérations militaires des GI´s sur le sol malien. Quant à la seconde, on sait déjà qu´elle a les atouts d´une influence avérée sur le gouvernement malien lors de la libération des quatre terroristes en échange du ressortissant français, Pierre Camatte. Et même si aucune source n´a confirmé le montant de la rançon versée dans ce même contexte, personne ne l´a infirmé. Pour nos sources, l´Algérie est en mesure d´intervenir militairement au Mali pour traquer les réseaux terroristes, mais aussi les réseaux de la contrebande et les narcotrafiquants, mais elle se refusera à cette aventure à haut risque sur le plan diplomatique en raison des conséquences pouvant découler de cette aventure qualifiée de démesurée, selon toujours nos sources. En revanche, les forces de sécurité interviendront dans le cadre d´un échange de renseignement fiable et sans faille et d´une intervention militaire conditionnée par la participation des forces maliennes.
Il est certes légitime que le gouvernement malien cherche à se rattraper par rapport à la maladresse dont il fait preuve lors de la libération des quatre terroristes et à tirer profit de l´expérience algérienne quant à la lutte antiterroriste, mais en aucun cas, l´Algérie même si cela lui a été permis, ne violera la souveraineté et l´intégrité d´un pays.
Il est donc clair qu´une intervention militaire est peu probable et aucune source sécuritaire algérienne n´a confirmé cette allégation. Sauf pour dire qu´une grande opération militaire est actuellement menée dans le Grand Sud sur la trace du groupe du sinistre Hamadou Abou Zeid, l´émissaire de Droukdel Abd El Malek alias Abou Mossab Abel Wadoud, présumé chef d´Al Qaîda au Maghreb islamique, auteur de l´attentat ayant ciblé une patrouille des gardes-frontières.