L'Expression

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Le dérapage des séparatistes

Sept mois après ce qui est devenu, aujourd’hui, le printemps noir, les dérapages commencent bel et bien à prendre forme en Kabylie.

Ainsi, les aventuriers du Mouvement pour l´autonomie continuent, sous le commandement de Ferhat Mehenni, à défendre l´idée selon laquelle la Kabylie doit être déliée du pouvoir central, «car possédant des éléments de force qui feront de cette idée, une réalité quotidienne». Pour les porte-parole du MAK, la Kabylie peut avoir son autonomie parce qu´elle a des potentialités, des particularités... elle paye plus d´impôts.
Le MAK, qualifié par Mme Rahma, coordinatrice nationale du MCB-RN, d´«organisation née dans l´opacité, sponsorisée et pilotée par un groupuscule de séparatistes», est en train de se rendre coupable d´une fracture de trop. Dans leurs discours prêchés aux quatre points de la région, les séparatistes revendiqueraient la défense des intérêts des Kabyles et de la Kabylie, mais rien n´est moins vrai. Les militants de ce mouvement, selon Mme Rahma, qui connaît mieux que quiconque M.Mehenni, «sont animés d´intentions purement politiciennes».
Avec moins de clarté et plus de diplomatie, le RCD mène, depuis des semaines, une campagne pour une «régionalisation modulable», c´est-à-dire «bâtir un Etat national régionalisé», un projet qui n´a vu le jour qu´après les événements tragiques qu´ont subis les localités de Kabylie depuis avril dernier. Une adaptation maligne pour des dividendes électoraux difficiles à dissimuler, ce qui rend la frontière très mince entre le projet des responsables de ce parti et les adeptes d´une autonomie pure et dure. La différence entre les deux «écoles» est dans la forme, le fond étant le même. Il est, cependant, utile de constater que les problèmes de Kabylie se situent ailleurs que dans l´aventure dangereuse de l´autonomie sous toutes ses formes et qui participe à la division. A l´instar de toutes les régions d´une Algérie qui vit depuis une décennie la crise, la Kabylie a des difficultés sociales et économiques. Les six wilayas que compte la région ne sont ni moins pauvres ni plus riches. Mais à la différence des autres contrées du pays, elle a vécu, durant des mois, un mouvement «chaud», dont on connaît les conséquences. Il s´agit, pour l´heure, de prendre en charge les questions les plus urgentes. Et pour y arriver, tout le monde est interpellé. D´abord, les habitants de cette région, qui n´ont aucune prédisposition à l´autonomie, et encore moins à la division. Ensuite, les intellectuels, les «vraies» forces politiques et la société civile, qui ne doivent pas garder les bras croisés. Enfin, le pouvoir, celui qui a mal géré la crise, et qui ne doit pas commettre une deuxième erreur.

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