BÉJAÏA
Le PST ouvre le bal
Hormis la sortie publique du Parti socialiste des travailleurs (PST), le week-end politique à Béjaïa a été relativement calme. Les neuf partis politiques dispensés de la collecte des signatures ont consacré leurs activités aux réunions techniques et aux dernières retouches relatives à l´élaboration des listes de candidats. Lesquelles listes peinent toujours à trouver de postulants.
C´est plutôt le PST qui ouvre le bal des rencontres publiques en organisant une rencontre syndicale sur la nouvelle grille des salaires, en somme, un thème d´actualité en cette chaude rentrée sociale.
En effet, devant l´expectative qui ronge le monde des fonctionnaires quant à l´explication de ladite grille des salaires, hormis le tapage médiatique en l´absence de véritables canaux de communication, la direction de la ville de Béjaïa du Parti socialiste des travailleurs a eu l´initiative d´organiser un débat avec tous les syndicats de la Fonction publique.
A cet effet, trois intervenants, à savoir Mohand Arabi et Adel Abderrezak, deux économistes et syndicalistes universitaires, et Redouane Osmane, secrétaire général du CLA, ont animé la soirée autour des thèmes: technique d´élaboration d´un salaire, politique salariale, pouvoir d´achat et la politique du développement, et enfin le thème relatif à la revendication salariale et la nouvelle grille des salaires respectivement. En décortiquant la nouvelle grille des salaires, les conférenciers ont été unanimes en la qualifiant de coquille vide qui vise l´effritement des fonctionnaires par sa nature discriminatoire.
Cette dernière tire vers le bas l´ensemble des salaires, car la variante d´augmentation de salaires a intégré deux indemnités (indemnité complémentaire de revenu) et l´ISS (indemnité de sujétion spéciale), tout en préservant du calcul les autres indemnités. Par ailleurs, les deux syndicalistes universitaires n´ont pas raté l´occasion pour rappeler la relation étroite entre le salaire, le pouvoir d´achat et la politique du développement. «On ne peut pas parler de développement économique sans le règlement de la question salariale, car la revendication salariale est politique, la négociation ne peut aboutir sans un véritable rapport de force», déclarent les deux économistes.
En outre, devant l´effritement des rangs des travailleurs, les animateurs ont appelé à plus de concertation pour mettre en place un front social et syndical.