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LE RAPPORTEUR SPÉCIAL DE L'ONU SUR LE DROIT À LA SANTÉ ACHÈVE SA VISITE EN ALGÉRIE

Le taux de mortalité maternelle en hausse

«Les indicateurs de mortalité maternelle ne sont pas en adéquation avec les moyens consentis par les pouvoirs publics.»

Le rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à la santé, Dainius Pûras, a achevé, hier, sa visite de travail de deux semaines en Algérie. Lors d'une conférence de presse animée au siège de l'ONU à Alger, M.Pûras, a reconnu que les choses ont progressé ces derniers temps en matière d'accès aux soins et de prise en charge des malades, tout en insistant sur la nécessité de revoir certains points dans la politique sanitaire du pays. La première remarque soulevée par M.Pûras, est liée au taux de mortalité maternelle qui a enregistré une hausse significative ces derniers temps, faute d'une meilleure prise en charge dans les services obstétriques. «Le taux de mortalité maternelle a connu une hausse significative ces derniers temps, ce qui constitue un défi à venir pour l'Algérie», a-t-il indiqué sans donner plus de détails. La hausse du taux de mortalité maternelle, peut être interprétée comme le grand échec de la réforme hospitalière en Algérie et qui continue de susciter le débat au sein de la société. En fait, malgré «les progrès tangibles réalisés dans le domaine de la prise en charge de la santé de la mère et de l'enfant, les indicateurs de mortalité maternelle ne sont pas en adéquation avec les moyens consentis par les pouvoirs publics», estime le rapporteur de l'ONU. Pour rappel, le taux de mortalité maternelle est de 60,3 sur 100 naissances en 2014, selon les statistiques du ministère de la Santé. Le rapporteur de l'ONU a appelé «le ministère de la Santé à prendre au sérieux cette problématique préoccupante».
Sur un autre volet, M.Pûras a pointé du doigt la politique sanitaire de l'Algérie basée, selon lui, sur la discrimination. «L'accès aux soins primaires, la santé sexuelle, la santé mentale, la violence contre les femmes et les filles, le sida, le droit des migrants à l'accès aux soins, en particulier ceux en situation de vulnérabilité, tels que les réfugiés et le demandeurs d'asile, les personnes handicapées ainsi que les femmes, les jeunes et les enfants, sont des questions qui peuvent porter atteinte à l'image de pays», a-t-il souligné. Selon ce dernier, le ministère de la Santé doit respecter et garantir le droit «des mères célibataires et des couples non mariés», d'accéder aux soins. «Ces personnes rencontrent d'énormes difficultés à accéder aux soins, mettre fin à la discrimination et de consentir plus d'efforts pour permettre à ces personnes d'accéder convenablement au soins», a-t-il ajouté. Le rapporteur de l'ONU a mis, également, l'accent sur les services de santé pour les adolescents qualifiés d'«insuffisants», et «ne répondent pas à leurs besoins, en particulier ceux liés à la sexualité, ainsi que l'accès à l'éducation et aux informations complètes et adaptées à l'age en matière de santé sexuelle et reproductive».
Par ailleurs, M. Pûras, fait état de la faible qualité des services de soins en Algérie, liée au manque de médecins spécialistes, en appelant au passage au renforcement du rôle des «médecins généralistes», notamment dans les régions enclavées. Pour le rapporteur spécial de l'ONU, il est question de revoir le système sanitaire basé actuellement sur les soins primaires. «Les pouvoirs publics devront renforcer les structure existantes, mais impliquer, aussi, les citoyens et les autres acteurs dans le développement du système de santé en Algérie.»

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