L'Expression

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LES ALGERIENS ET LE PREMIER NOVEMBRE

«Nous voulons vivre au présent»

La population est ballottée entre passé et présent en espérant vainement l’avenir.

Que pensent réellement les Algériens de la fête du 1er Novembre. Pour un grand nombre d´entre eux, «cette fête ne doit pas être célébrée alors que le pays sombre dans la misère sociale». L´absence d´emblèmes sur les balcons dénote clairement l´indifférence des Algériens devant ce mythe fondateur de la nation algérienne. Cette indifférence traduit aussi «le ras-le-bol des citoyens vis-à-vis des discours et slogans politique creux comme les entrailles d´un affamé». «Ils (les gens du système) ont des attitudes contradictoires avec les principes des martyrs qui se sont sacrifiés pour permettre aux Algériens de vivre décemment. Ils valorisent la révolution et les martyrs mais n´hésitent pas à condamner la population à mourir de faim», clament une grande partie des Algériens. «Alors que plus d´une dizaine de millions de personnes sont condamnées à vivre en deçà du seuil de la pauvreté, d´autres ont préféré se donner la mort pour échapper à la déchéance grandissante qui s´est installée dans notre pays», nous disent des citoyens outrés. Ils ajoutent que «nos dirigeants n´ont pas tenu les promesses faites aux martyrs de la révolution». Le rapport semestriel du Cnes confirme cette vérité qui interpelle quotidiennement les hommes du pouvoir. Dans notre pays, il y a ceux qui sont morts après l´indépendance et ceux «qui sont morts lors de l´indépendance» mais il y a aussi des hommes de grande valeur à l´origine de faits d´armes indéniables et qui survivent dans l´anonymat. Les martyrs, quant à eux, sont devenus de nos jours, «une denrée utilisée par des hommes politiques pour assouvir leur appétit insatiable de pouvoir». Il faut dire que les Algériens ont grandement besoin de vivre le factuel et de penser à l´avenir.
D´autre part, il y a ceux qui ont libéré le pays, ceux-là qu´on appelle la famille révolutionnaire. Dans cette catégorie, il est très difficile aujourd´hui de discerner «le vrai du faux moudjahid». Les multiples scandales qui ont ébranlé cette «famille» ont mis à nu «l´usurpation outrageuse de ce statut par des milliers de personnes pour accaparer des rentes au détriment des véritables ayants droit». Il y a ceux qui ont vécu l´indépendance, ceux qui en ont profité pour se bâtir des empires et faire main basse sur des fortunes faramineuses. Ces derniers diront sans conviction mais à haute voix: «Vive l´Algérie». La population est coincée dans l´engrenage d´un système qui la condamne à «courser l´argent», seule condition pour être «mieux que l´autre et nourrir sa progéniture». Les Algériens pensent que «la révolution a été menée par des hommes de grande valeur et que toute cette grandeur a été dénaturée par les politiques d´aujourd´hui
». Se sentant bernés, ils estiment que «la fête du déclenchement de la révolution armée ne (les) concerne pas», ajoutant que «la population a plus besoin de soutien, de fierté et de dignité».

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