L'Expression

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COALITION GOUVERNEMENTALE

Poids mort contre équilibres douteux

Jamais, sans doute, un Exécutif n’aura comporté autant de partis en perte de vitesse, sans perspectives d’avenir...

Contrairement à ce qui en était attendu, les législatives du 30 mai passé ont eu des effets contraires à ceux escomptés. Elles n´ont que peu ou prou contribué à «renforcer la démocratie et le pluralisme politique» dans le pays. La majorité absolue obtenue par le FLN, scellant assez durablement son retour en force sur le devant de la scène politique, ne semble pas lui avoir particulièrement profité.
Elle a, en effet, mis en émoi les formations politiques, alliées traditionnelles du pouvoir, constituant la coalition gouvernementale. Des crises très graves secouent, en effet, le RND et le MSP.
Ces partis, dont les directions nationales sont de plus en plus contestées, et donc vacillantes, n´ont pas grand-chose à apporter au gouvernement. N´ayant plus de perspectives sérieuses en vue, luttant surtout pour leurs propres survies, ces partis constituent foncièrement un poids mort difficilement surmontable pour un gouvernement tenu par des résultats concrets et immédiats au regard du score enregistré le 30 mai dernier. Au RND, les cadres en sont arrivés aux mains, donnant une bien piètre image des hommes politiques composant ce parti.
Au MSP, la grogne qui sourdait jusque-là de manière particulièrement discrète, affleure désormais au grand jour avec les sorties intempestives, de plus en plus nombreuses, de l´enfant terrible du parti, Abderrezak Mokri. Des partis faisant face à des crises aussi sérieuses, ne peuvent raisonnablement pas être d´un quelconque apport positif pour le gouvernement. C´est même plutôt la thèse inverse qui serait la plus vraie.
C´est d´autant plus troublant que le FLN avait largement les moyens politiques et humains de mener la barque tout seul. Il n´en a pas moins préféré contracter des alliances pouvant lui jouer de fort mauvais tours. En effet, et même si l´on se trouve en face d´un gouvernement de coalition, où seul le parti de Ali Benflis développe un discours cohérent, maintient la cohésion de ses rangs et donne l´air de savoir où il va, il n´a donc de coalition que le nom. En témoigne, du reste, le fait que tous les postes clés et les ministères de souveraineté ont été attribués soit au FLN soit à des personnalités non partisanes.
Contrairement aux apparences, en outre, le MSP et le RND, ont tout à gagner à travers cette drôle de coalition. Si le gouvernement réalise des choses positives, ils pourront en revendiquer la paternité sans grand risque de se faire contredire.
Dans le cas contraire, si le gouvernement mécontente le peuple, ces deux partis pourront toujours s´en désolidariser en jurant n´avoir pas eu les coudées franches, et n´avoir pas occupé les postes qu´il fallait. Le MSP, par la voix de Nahnah lui-même, a déjà eu recours à cette pratique en déclarant que ses ministres n´avaient aucun pouvoir de décision et étaient là juste pour de la simple figuration.
Le FLN, lui, n´a pas le pouvoir de recourir à ce genre d´expédients. Il est tenu par des résultats à la hauteur, sinon plus, du score réalisé par lui le 30 mai passé. Ce n´est pas peu dire.

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