SANTÉ
Tou dévoile sa nouvelle démarche
L´Algérie a atteint en matière de santé un stade remarquable permettant dorénavant de prendre en charge tous les soins qui étaient jusqu´à une date assez récente assurés à l´étranger en nous coûtant des prix exorbitants, a dit jeudi à Blida le ministre de la Santé et de la Population.
Intervenant dans un point de presse à l´issue de sa visite de travail et d´inspection au CHU de Blida, M.Amar Tou a annoncé les grands axes de sa nouvelle politique en matière de couverture sanitaire.
Le ministre, contrairement à ses précédentes sorties où il se distinguait par des réactions méfiantes à l´égard de la presse, s´est montré cette fois-ci très communicatif en répondant dans le détail aux différentes questions des journalistes, y compris sur les points sensibles.
La nouvelle stratégie sanitaire qui vise à faire disparaître le fossé existant entre secteur public et secteur privé, tous deux ayant la même fonction qui est celle d´être au service de la santé du citoyen, est approchée en une dizaine de points. Il s´agit des traitements des reins, de la surdité, de maladies chroniques et traumatisme et l´implantation des organes liés aux yeux, la moelle, les reins et le coeur. De même, elle est axée sur les maladies mentales et la lutte contre la toxicomanie. Tous ces volets sont renforcés par un programme conséquent en dotations tant humaines que matérielles, en organisation et en infrastructures.
Le ministre de la Santé justifie cette nouvelle option par la nécessité de répondre aux besoins des malades et par les orientations du président de la République visant à faire décoller ce secteur qui était la traîne. Il ne peut y avoir de développement et de promotion sans la santé ou qu´une partie es Algériens souffrent et n´arrivent pas à guérir leurs maladies. Telle est la finalité. Il faut que les Algériens arrivent à se soigner dans leur pays et dans les meilleures conditions, a dit le ministre qui cite les progrès réalisés dans les différents domaines dans les différentes régions du pays et le succès des opérations et greffes qui se faisaient à l´étranger. «Nous pouvons affirmer que le moment est arrivé d´inverser le sens de la vapeur. Nous disposons maintenant des compétences et des équipements, y compris les plus sophistiqués pour le faire», a-t-il encore lancé.
Questionné sur les équilibres régionaux, notamment, pour la couverture des régions déshéritées et du Grand Sud, le ministre a indiqué que ces deux volets ont leur place dans la nouvelle politique et ceci par une meilleure prise en charge des médecins en vue de les intéresser et les motiver.
Lors de sa visite au CHU de Blida, qui a opéré ces derniers temps de véritables changements et aménagements, le ministre a pris acte des nouvelles activités de soins de haut niveau, notamment, pour ce qui est de la greffe rénale et de la pose d´implants cochléaire, des équipements de scanner ultramoderne et performants anticancéreux, ainsi que de l´activité de psychiatrie érigée au rang d´établissement hospitalier spécialisé.