BOUIRA
Le retour à la terre
Le développement rural ne cesse de susciter l´intérêt de l´Etat. Pour cette raison, promouvoir les zones rurales devient, d´emblée, la pierre angulaire de toute volonté de dynamisation de la machine de production nationale, avec la mise en valeur de cette région abandonnée.
A cet effet, un programme de formation en faveur des cellules d´animation rurale et des services techniques des daïras, a été lancé et ce, dans le cadre du programme de renforcement des capacités humaines et d´assistance technique (Prchat/2008-2009). Ce projet a été initié par le ministère délégué au Développement rural. Concernant la wilaya de Bouira, la première session de formation a commencé hier et s´étalera jusqu´au 12 avril prochain. L´encadrement est confié à deux experts nationaux chargés d´inculquer aux 250 acteurs locaux, le principe de la politique de renouveau rural.
Les daïras, qui seront touchées par cette opération, sont au nombre de six: M´chedallah, Sour El Ghozlane, Bir Ghbalou, Lakhdaria, Souk El Khemis et Bordj Okhris.
Parmi ces instruments d´envergure, figure le projet de proximité de développement rural intégré (Ppdri). Un programme stratégique privilégié, en vue de mettre en marche la politique d´intégration et de rationaliser les interventions et les moyens en milieu rural, ainsi que la mise en synergie des politiques sectorielles déjà existantes.
Par conséquent, la wilaya de Bouira, connue pour sa vocation agricole, a vu plusieurs de ses zones abandonnées durant la tragédie nationale. A cet effet, ce programme vient pour redonner un nom à ces lieux et fournir plus de moyens aux populations pour les inciter à revenir exploiter leurs terres.
Cela encourage aussi la construction d´infrastructures socio-économiques et culturelles, et l´augmentation des revenus des populations. Cela ne va pas sans la relance des PME, qui apporteront plus d´intérêt.
Ainsi, plus important serait, le fait d´inciter tous les acteurs du développement rural à une exploitation rationnelle et une revalorisation des ressources naturelles et patrimoniales. Il faut, toutefois, encourager les populations, en finalisant les projets qui ont été lancés, notamment l´habitat rural.
Par ailleurs, la réhabilitation des routes, constituera un facteur très important pour désenclaver ces régions.
S´agissant de la formation, elle permettra, de prime abord, de développer les compétences locales, notamment les institutions publiques, la société civile et les entreprises privées. Comme il y a lieu de maîtriser les nouvelles donnes de cette politique de renouveau qui permettra de valoriser principalement les zones rurales.
Cette démarche aura, sans doute, un impact positif sur l´état d´investissement. Rapelons qu´en Algérie, à partir des années 90, l´exode rural a mis en difficulté le processus du développement. Le manque d´investissement a été flagrant durant cette période. Peut-être, qu´en mettant en pratique ce programme, l´Etat pourra rattraper le temps perdu.