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BOUIRA

Les bidonvilles seront rasés

Une centaine de familles seront relogées à la cité des 140 Logements.

Le début de la nouvelle année aura le mérite d´être la fin du calvaire pour les habitants d´une partie de la cité Guizi Saïd de Bouira. La partie sud-ouest de cette cité, datant de l´ère coloniale, sera éradiquée dans les prochains jours. Une centaine de familles seront relogées à la cité des 140 Logements.
L´opération, qui sera suivie d´autres jusqu´à la disparition totale de ce centre de regroupement, est chapeautée par l´APC qui a déjà procédé à l´affectation des appartements. Du côté des bénéficiaires, la décision est accueillie avec joie, mais ce sentiment ne fait pas l´unanimité.
Certaines familles ont bénéficié de F2 exigus. «Ce logement, c´est mon seul capital et j´ai des enfants en âge de se marier. Le logement, certes, offre de meilleures conditions de vie, mais l´exiguïté reste la même», pense un bénéficiaire. Le manque de logements disponibles, qui a amené les responsables à procéder par tranche, fait que le terrain vaste ne pourra pas recevoir de projet dans l´avenir immédiat. «Ce sont les aléas du terrain. On aurait aimé en finir définitivement avec cette cité qui n´offre pas les conditions élémentaires pour une vie décente. Une chose est néanmoins sûre, nous nous attellerons à éradiquer les bidonvilles à travers notre ville», nous dira le président de l´APC.
Pour mémoire, quatre sites vétustes ont été démolis depuis l´arrivée de l´actuel exécutif communal. Au niveau de la wilaya aussi, les cités de la Gare à Sour El Ghozlane, Lakouir et Hazama à Lakhdaria, Debbi à Bir Ghbalou, la cité coloniale d´El Adjiba à Haïzer...ont connu des opérations d´éradication dans le cadre du programme RHP. Le problème des 28 familles, qui occupent illicitement le fort Turc de Draâ El Bordj, n´est apparemment pas pris en compte dans cette opération. Pour le premier magistrat, seules les familles réellement nécessiteuses seront retenues. De sources proches de ces plaignants, nous avons appris que des personnes nanties, détentrices de logements, sont venues se greffer aux six familles démunies. Ainsi, un monsieur qui travaille comme chauffeur à la Sonatrach dépose chaque matin ses enfants et sa femme, et les récupère à la tombée de la nuit. Un autre prétextant l´indivision occupe, lui et ses frères, une villa. Une autre plaignante, bénéficiaire d´un logement en 1991 qu´elle aurait revendu, lors d´une audience avec les responsables, a été dénoncée par son portable qui a sonné au moment où elle disait qu´elle n´avait pas de quoi acheter du pain. «L´enquête menée par les services compétents a abouti à des résultats. Pour notre part, nous avons engagé les procédures légales. Ces gens repartiront d´où ils viennent. Dans cette affaire, notre conscience est tranquille», nous dira le maire à ce sujet.

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