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TIGZIRT

Tifra Lait, un modèle de réussite

Le nombre d’employés peut être triplé.

S´imposer en qualité d´investisseur dans une région à vocation purement touristique, n´est pas chose aisée. Mais le pari, et malgré le chemin semé d´embûches, est réussi grâce à l´abnégation et à la persévérance des hommes qui ont voulu apporter un plus à toute une région.
C´est le cas notamment, de cette petite entreprise, Tifra Lait que dirige M.Medjkane et qui a réussi à s´imposer. Jugez-en. Cette entreprise domiciliée à Tigzirt, dans la wilaya de Tizi Ouzou, a été créée en 1972. A l´époque, elle se «spécialisait» dans l´élevage de chèvres avec des procédés et des moyens purement artisanaux.
Vingt ans après, soit en 1992, Tifra Lait met sur le marché ses premiers produits : yaourts et crème dessert en employant 10 ouvriers seulement.
Chemin faisant, et après quelques années, l´entreprise fait sa reconversion.
La fabrication du yaourt est abandonnée pour laisser la place à la production d´autres produits laitiers. Aujourd´hui, son circuit commercial couvre l´échelle nationale.
La laiterie produit du fromage fondu (galette de 1 et 2 kg), du camembert (250 g), le brie et le Tigre de Mizrana qui sont des produits largement consommés et qui n´ont rien à envier aux autres marques.
L´extension et le développement de l´entreprise ont donné leurs premiers résultats, en termes d´emplois, même si elle peut faire mieux, estime son P-DG.
En effet, de 10 employés, l´entreprise compte aujourd´hui 90 dont la majorité sont des pères de famille. «Nous privilégions le recrutement de cette catégorie pour les raisons que l´on sait», nous dira le directeur de Tifra Lait qui estime également, que le nombre d´employés peut être triplé, à l´instar de l´emploi indirect généré, estimé à 400 emplois (éleveurs, collecteurs de lait, distributeurs...).
Le premier responsable reste convaincu que la chose est possible pour «peu que les blocages causés par l´APC pour son extension soient résolus». De quelle nature sont donc ces blocages qui empêchent cette entreprise de se développer et de prendre son envol? «Ils sont d´ordre purement bureaucratique», annonce le P-DG avant de s´expliquer: «L´APC nous met les bâtons dans les roues en signifiant un refus à notre demande d´achat ou de location d´un terrain de 1000 m² situé à proximité de l´entreprise. Ce terrain vague est transformé en marché hebdomadaire sans aucun aménagement!». Il ajoutera que pour contourner cette demande, les autorités lui ont proposé un autre terrain accidenté et propice aux glissements, à proximité de l´hôtel Mizrana.
Les blocages ne s´arrêtent pas là, s´est indigné notre interlocuteur qui reste persuadé que dans cette région, on encourage seulement la consommation et les prestations de services. A ce titre, il dira qu´on lui a refusé la proposition «d´aménager l´abattoir communal même avec la garantie de doubler le nombre d´employés». «Pourquoi donc veut-on bloquer certains au moment où d´autres investisseurs ont fui la Kabylie ces dernières années, et au moment aussi où on lorgne du côté des investisseurs étrangers?» , s´est-il encore demandé.
En dépit de toutes ces contraintes, Tifra Lait continue à travailler et son exemple est peut-être à méditer.

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