AIN TAYA
Une cité privée d’eau
Avez -vous déjà imaginé une vie sans eau durant des mois ou même des années ? Pour la plupart d´entre nous, cette situation est impossible, au moment où pour d´autres, ce problème est devenu un mode de vie qui fait de leur existence un véritable cauchemar. A la cité de 171 Logements, Diar El Gherb, située à Aïn Taya, (est d´Alger), les citoyens ne cessent d´interpeller les autorités pour trouver une solution adéquate à leur situation. Cette cité construite depuis 2001, n´a jamais été bien raccordée en eau potable. C´est difficile à supporter notamment en saison estivale. Pour s´approvisionner, les locataires doivent traverser la cité et remplir leurs bidons dans les maisons avoisinantes. Ainsi, cette cité est devenue le pôle d´attraction des animaux errants qui constituent un véritable danger pour les écoliers et les enfants qui jouent dans la rue. Pis encore, les résidents souffrent d´un manque flagrant de conditions d´hygiène. Des odeurs nauséabondes se dégagent des cages d´escaliers. «Nous ne pouvons plus respirer tellement les odeurs sont fortes. Depuis notre arrivée, il y a trois années, nous sommes contraints de faire des centaines de mètres pour nous approvisionner en eau. Nos enfants et les personnes âgées ne peuvent plus supporter de vivre dans des conditions pareilles», nous déclare A. G., un habitant de cette cité. Un autre ajoute: «La plupart des locataires partent chez leur famille pour laver leur linge, car l´eau qu´on ramène de l´extérieur n´est pas suffisante. Et souvent, nous achetons de l´eau minérale pour la consommation.» Ce qui est d´autant plus incompréhensible aux yeux de ces gens, est que quoi que l´eau soit disponible dans les réserves du fait de la bonne année pluviométrique, l´alimentation en eau potable de cette localité reste inaccessible. Toutefois, ces locataires lancent encore une fois un appel de détresse en direction des autorités pour qu´elles mettent fin à ce calvaire. L´intervention de l´ADE ne leur serait que bénéfique.