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Lahcen Zeghidi, coprésident du comité mémoire algéro-français

«Nous irons à Paris récupérer les archives»

Le sixième round de la réunion du comité mémoire algéro-français permettra-t-il de résoudre le contentieux mémoriel ?

Les accords conclus lors de la cinquième réunion du comité mémoire algéro-français ont été abordés à nouveau par le coprésident du comité, Lahcen Zeghidi, qui a appelé le côté français à « mettre en œuvre les accords conclus lors de la dernière réunion du comité », a-t-il précisé, hier, dans une déclaration à la presse nationale. Le dossier de la mémoire avait bien fonctionné au tout début du lancement des négociations et des discussions autour des aspects cruciaux définissant les accords et les décisions à entreprendre afin de résoudre, une fois pour toutes, la question mémorielle qui constituait un véritable litige entre l’Algérie et la France. Zeghidi a déclaré officiellement que « la partie algérienne a exhorté la partie française, lors d’un déjeuner offert par Anne-Claire Legendre, conseillère du président Emmanuel Macron pour l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient (en marge du quatrième round), à surmonter les obstacles législatifs qui considèrent tous les biens transférés des colonies comme propriété française ». L’Algérie n’éprouve aucun inconvénient d’aller jusqu’au bout de sa démarche pour régler une fois pour toutes la question de la mémoire en tenant compte de sa conception qui lui permettra d’avoir tous ses droits en tant que nation victime d’une longue période de colonisation de peuplement par la France. Le coprésident du comité mémoire algéro-français, Lahcen Zeghidi, a confirmé également, que « la délégation algérienne se rendra à Paris (pour participer au sixième round, décidé suite à un appel téléphonique entre les Présidents des deux pays) pour mettre en œuvre les accords conclus lors du cinquième round », et de préciser que « nous irons à Paris pour récupérer les archives, pas pour mener un dialogue ou une discussion, en plus de réaliser une enquête dans les régions du sud de la France où les archives n’ont pas été examinées », a rappelé Lahcen Zeghidi.Celui-ci,en sa qualité de coprésident du comité, s’est déplacé en France et plus précisément au musée français du Louvre. À ce propos, Zeghidi a indiqué que « la délégation algérienne a été étonnée par les archives contenant des biens algériens dans 19 institutions et structures françaises (Bibliothèque nationale, musées, etc.) qui ont été examinées lors de la dernière mission de 10 jours du comité en France », a-t-il mentionné. S’agissant des demandes formulées par l’Algérie en ce qui concerne les archives et des objets pillés par les Français, Zeghidi a souligné que « les demandes formulées étaient fondées et justifiées, car des données ont été fournies à ce propos ». Lahcen Zeghidi a expliqué que les demandes formulées par l’Algérie sont documentées en détail en se référant à des témoignages et des révélations qui ont été exprimées par écrit par le consul américain qui a fait un livre sous forme de témoignage relatant les détails de la chute d’Alger et l’invasion coloniale française. En ce qui concerne la reconnaissance de la France des crimes et la question d’indemnisation, Zeghidi a déclaré que «nous avons œuvré pour obtenir la reconnaissance scientifique des crimes, et c’est ce que nous avons obtenu. Après la reconnaissance scientifique, le politique ne peut que la reconnaître. La partie française a l’obligation de reconnaître ces crimes », a-t-il affirmé. Le sixième round de la réunion du comité mémoire algéro-français sera celui qui mettra un terme aux tergiversations du côté français afin d’aplatir les choses et aller vers la résolution définitive de la question mémorielle entre les deux pays.

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