SOUR EL GHOZLANE
512 cas d’intoxication
Cette situation aurait pu être évitée si les mesures relatives aux MTH avaient été prises.
La montée subite des températures et l´effet du jeûne sont deux éléments très influents et susceptibles d´être à l´origine d´une grave épidémie. La ville de Sour El Ghozlane, rappelons-le, a vécu une première quinzaine très mouvementée. Le puits de la mosquée Errahma aura été la principale source d´une intoxication qui aura touché au total, plus de 512 personnes.
Cette situation aurait pu être évitée si depuis le début de l´été, les mesures relatives aux MTH avaient été prises. Depuis l´annonce des premiers cas et à défaut de s´empresser de réagir, certains responsables ne se sont pas inquiétés et ont tout fait pour taire l´information au lieu de réagir et de chercher l´origine du mal. Les villes de Sour El Ghozlane, de Aïn Bessem et à un degré moindre, Lakhdaria, continuent à utiliser des puits pour récuser l´eau des barrages. Le risque est permanent. Le puits de la mosquée Errahma a été contaminé par des fuites d´eau usées, les canalisations AEP également. «Jamais personne n´est venu contrôler cette eau et l´analyser», nous dira un sexagénaire. Pour prouver la lenteur de l´administration, beaucoup s´étonnent de la décision de sceller l´ensemble des puits de la ville, d´interdire le citernage... «Tout au départ, il y a eu des cas enregistrés auprès des structures de la santé de la ville. Pourquoi n´avoir pas réagi directement et interdit la consommation de ces eaux souterraines?».
En effet, depuis plus de deux semaines, les informations qui parvenaient de Sour El Ghozlane faisaient état de l´admission de personnes souffrant de maux de tête, de vomissements et de diarrhées aiguës...L´information rapportée par la presse nationale n´a pas du tout gêné les responsables et il a fallu l´arrivée, à Bouira, d´une commission interministérielle pour prendre les décisions de sceller les puits, d´interdire tout transport d´eau puisée dans les forages et oueds alentours. Du côté de Lakhdaria, l´inquiétude est tout autre. Dans cette ville du nord de la wilaya, le manque d´eau dans les robinets fait peur.
En effet, depuis le début de l´été, plusieurs quartiers reçoivent l´eau une fois tous les trois jours et pour quelques heures seulement. Comme le malheur de certains fait le bonheur des autres, l´eau minérale est cédée à 25 et 30 DA la bouteille. La citerne, quant à elle, coûte 600 DA. La réalisation du barrage de Koudiet Asserdoun reste la solution mais les branchements tardent à se réaliser surtout que le citoyen ne peut pas vivre de promesses et de délai chaque fois reportés.