L'Expression

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POUR AVOIR TRANSPORTÉ DES HARRAGAS

65 pêcheurs devant les tribunaux

Au cours de l’année 2007, 1500 émigrés clandestins ont été interceptés au niveau national.

Le phénomène des harragas fait toujours l´actualité. En ce sens, plus d´une soixantaine de pêcheurs font l´objet de poursuites judiciaires. Des poursuites décidées et entamées par la direction de la pêche contre des pêcheurs suspectés de soutenir et d´encourager l´immigration clandestine, appelée communément «harraga». Enfin des mesures, certes, «tardives mais qui augurent du début de l´ouverture du dossier», annoncent nos sources. Mieux vaut tard que jamais. De telles mesures ont été prises à la lumière des dernières évolutions que connaît le phénomène des harragas. De telles mesures doivent se généraliser sur l´ensemble des secteurs ayant une relation directe ou indirecte avec le fléau. Celui-ci a transformé, en un laps de temps, les côtes ouest du pays, notamment oranaises en véritables salles d´attente et d´embarquement des candidats à la mort, apprend-on de sources proches de cette direction. La «harraga» n´est pas une vue de l´esprit. C´est devenu un mode courant ancré dans les esprits des jeunes et qui nécessite un traitement de choc à la hauteur de sa dangerosité. La situation est grave et interpelle les autorités.
C´est une pieuvre, une hydre à plusieurs têtes. Celle-ci prend, à la fois, des dimensions et des ascensions inquiétantes. Le sauve-qui-peut continue. Les boat people sont un peu partout, discrets et en nombre important le long de plusieurs côtes oranaises. Les derniers bilans renseignent du degré de la gravité de la chose. Des chiffres en constante augmentation.
Au cours de l´année 2007, 1500 émigrés clandestins ont été interceptés au niveau national contre 1016 en 2006 et 336 en 2005. Une véritable saignée. Sur un autre plan, les rapports des différents secteurs en charge du dossier, font état de sauvetage, en 2007, de pas moins de 130 postulants à une mort certaine. Aussi, les mêmes services ont repêché, durant l´exercice écoulé, 83 corps sans vie dont la quasi-totalité des corps n´est toujours pas identifiée, apprend-on. A cela s´ajoute le nombre considérable de «harragas» disparus sans donner signe de vie. A Arzew, l´on a même observé, la semaine dernière, la prière de l´absent «sallat El Ghaïb». Prière destinée, dans la plupart des cas, aux personnes mortes ou disparues. Cela sans compter les candidats rapatriés. Dans ce sens, le port d´Oran reçoit quotidiennement en moyenne une dizaine de candidats, refoulés des terres ibériques, notamment des villes d´Almeria et d´Alicante.
En tous les cas, éradiquer définitivement ce fléau, est loin d´être une sinécure. Tous les indices le prouvent. Et pourtant, à sa dernière réunion avec les walis, le président de la République a été explicite dans son discours, surtout vis-à-vis des jeunes. Discours dans lequel il a mis l´accent sur la nécessité de multiplier des actions envers cette frange vulnérable de la société.

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