L'Expression

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LES SCANDALES SE SUIVENT ET SE RESSEMBLENT

Faux moudjahidine et véritables enjeux

Entre pavé jeté dans la mare et véritable mafia qui saigne le Trésor public, l’opinion est en ballottage.

Le pavé jeté dans la mare par l´association des moudjahidine de Tipasa tout récemment en déclarant que «plus de 80% des moudjahidine sont des faux» laisse les observateurs en proie à des spéculations.
Pourquoi maintenant? Pourquoi lancer cette déclaration pourtant connue du grand public depuis au moins 1992 lorsque l´hebdomadaire L´hebdo Libéré en avait fait sa «Une»? La «bombe médiatique» avait-elle d´autres cibles que d´embarrasser «la famille révolutionnaire» structurée?
Autant de questionnements imposés par cette manie toute algérienne de voir les manoeuvres politiques emprunter les sentiers détournés des appareils et des structures sous-marines. C´est
le propre d´une manoeuvre d´ailleurs. Or, le fait même que ce remue-ménage intervienne en «sandwich» entre la campagne de l´été (généraux contre Bouteflika, Al-Shorafa avec Bouteflika...) et les prochaines élections d´octobre, laisserait deviner une intention politicienne.
Les «affaires» liées à la sphère de la «famille révolutionnaire» prennent souvent l´apparence du linge de la famille lavé en public avant de le faire replonger dans le secret des couloirs opaques du ministère de tutelle ou de la puissante Organisation nationale des moudjahidine. Cette dernière, tels les zaouïas et autres centres d´allégeance officieux joue un rôle déterminant, et souvent indirect, dans la vie politique du pays. Et tout comme sur les autels des saints du haut pays, la kabbale l´emporte sur la clarté.
La mort de Bachir Khaldoun, il y a deux ans, alors qu´il faisait partie de la commission de validation du ministère de tutelle, est restée jusqu´à ce jour un mystère. Même sa famille se pose encore des questions sur sa disparition et les implications de ce que le ministre Cherif Abbes qualifie de «mafia de faussaires» sont des plus plausibles. Mais l´affaire est vite oubliée pour laisser place à d´autres polémiques.
L´un dans l´autre, entre pavé jeté dans la mare et véritable mafia qui saigne le Trésor public, l´opinion publique est en ballottage.
L´approche des élections, le dilemme des confections des listes qui commencent déjà à faire des remous, le climat de suspicion créé par les traditionnelles campagnes médiatiques de l´été et le silence des appareils officiels participeraient à une nouvelle stratégie: la reconfiguration partielle de la donne politique au profit d´une famille d´intérêt, au sein du pouvoir.

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