L'Expression

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CERTAINS PARTIS DE L'OPPOSITION BOYCOTTENT LA PRÉSIDENTIELLE

La politique de la fuite en avant

On ne peut pas trouver des échappatoires qui n'ont pas un socle qui justifie cette volte-face en cours desdits partis qui faisaient partie de ce processus électoral et démocratique depuis deux décades.

Le pays s'apprête à vivre un événement politique majeur. Le rendez-vous en question est intimement lié à l'avenir des générations futures et aussi aux institutions de l'Etat et de sa pérennité, il s'agit bel et bien de la joute de la présidentielle du mois d'avril prochain de l'année en cours.
Les décantations se font petit à petit quant à cet événement crucial sur le plan politique. La valse des candidats et aussi les débats autour du thème de l'heure qui est l'élection présidentielle prochaine, font ressortir des nuances et des lectures qui sont tantôt en synergie avec la dynamique enclenchée après la mise en oeuvre de l'arsenal électoral suite à l'annonce de la convocation du corps électoral. Mais il y a aussi certains partis qui ornent la mosaïque de la classe politique nationale, qui étaient des abonnés de ce rendez-vous politique le plus important de par ses objectifs et l'ambition qu'il offre aux hommes politiques et présidents de partis pour se hisser à ce haut rang de la magistrature politique, à savoir la présidence de la République, une institution suprême de l'Etat.
On fait présenter la joute présidentielle prochaine comme une espèce d' «hécatombe» qui risque de provoquer un scénario «catastrophique», voire un cataclysme même. Qu'est-ce qui a changé pour ces partis qui ont accompagné le long du processus de ce rendez-vous déterminant sur la scène nationale? Est-ce que la situation politique du pays est quasiment différente par rapport à ce qu'elle prévalait en 2014? Les mêmes partis politiques qui présentaient l'événement dans ce cadre vital en termes institutionnel, qui a trait à l'approfondissement du processus électoral et la consolidation du processus démocratique, ce sont eux, qui, aujourd'hui brandissent l' «étendard» d'un «péril» qui s'annonce en perspective! La situation institutionnelle, voire constitutionnelle du pays est ordinaire, le processus électoral et démocratique semble maintenir leur interaction et synergie politiques. On ne peut pas trouver des échappatoires qui n'ont pas un socle qui justifie cette volte-face en cours desdits partis qui faisaient partie de ce processus électoral et démocratique depuis deux décades.Certaines formations ont fait du boycott une position politique de «principe», elles sont libres de le faire, il y va de la pluralité politique même qui est le cadre qui structure le multipartisme et le débat politique dans le pays.
Le changement dans le discours et même dans des approches politiques alors que la donne est la même, le système est le même avec tout ce qu'il véhicule comme contradictions que ce soit en 2014 ou aujourd'hui. On ne peut pas cautionner un processus électoral pendant plusieurs mandats présidentiels et après on se découvre en porte-à-faux par rapport à ce processus. Certains partis de l'opposition adoptent une démarche qui est quelque part biscornue du point de vue de la cohérence politique qu'exige la pratique politique de par le monde. Une partie de cette opposition participe dans le processus politique en entier, mais elle récuse les règles du jeu qu'elle a elle-même acquiescées. Faire dans l'alarmisme et le défaitisme sans que cela reflète réellement la cohérence dans le discours et la pratique politiques, ne favorise pas la cristallisation d'une opposition politique conséquente avec ses choix et ses objectifs. Ne pas participer à la joute présidentielle prochaine pour des raisons liées à la situation politique, économique et sociale du pays. Or, la crise financière a bel et bien commencé en 2014 et l'élection présidentielle a été émaillée par une participation active de ladite variante de l'opposition quand bien même celle-ci en appelle aujourd'hui à ne pas adhérer dans ce processus sous les arguties fallacieuses d'une crise politique majeure qui menacerait l'Etat et la souveraineté du pays. Ces arguties cachent mal l'immobilisme politique de cette dernière qui se voit laminée par ses propres contradictions internes en sa qualité de structure traversée par une crise interne qui ne lui permet pas de mobiliser et ratisser large dans des joutes de cette ampleur politique et d'importance nationale.
La classe politique ne provoque pas les situations via ses instruments, à savoir sa base militante et l'espace partisan qui est fait pour la circonstance. Appeler à d'autres formes d'alternatives politiques alors que la démarche qui a été adoptée est à l'opposé, cela ne crédibilise pas la pratique politique, bien au contraire, cela la rend plus opaque et plus complexe.

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