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CENTRE DE REEDUCATION POUR MINEURS DE LA CITE DJAMEL D’ORAN

Le directeur limogé

Cette décision a été prise en attendant que la commission d’enquête remette son rapport à la tutelle

Le premier responsable du centre de rééducation pour mineurs garçons de la cité Djamel vient de faire l´objet d´une décision de limogeage. Celle-ci intervient après les graves accusations d´abus de pouvoir, de détournement de deniers publics et de harcèlements sexuels lancées contre ce responsable par plusieurs employés de ce centre.
Outre des remarques liées à la mauvaise gestion de cette structure, telle l´utilisation abusive du patrimoine du centre à des fins personnelles, le rapport établi par les travailleurs et adressé à la tutelle (la direction de l´Action sociale) fait encore ressortir des licenciements arbitraires ou des renvois de pensionnaires stagiaires sans motif valable.
Le document relate également aussi des faits autrement plus graves comme le détournement de certains dons, la falsification de factures et de bons d´achat ou encore le harcèlement sexuel. La commission d´enquête qui avait pris en charge le dossier avait entendu plusieurs témoignages de travailleurs comme, celui édifiant à plus d´un titre de l´intendant du centre. Ce dernier avait déclaré que le directeur menait un train de vie opulent en puisant dans les stocks du magasin. Pis encore, ce gestionnaire fera part à la commission de mouvements non réglementaires des dons reçus par cette structure. En 1998, la Gendarmerie nationale avait fait don au centre de plusieurs vestes en cuir, de paires de training et de chaussures ayant fait l´objet de saisie. Ces produits auraient, selon les déclarations de l´intendant, disparu du centre sans que les pensionnaires en bénéficient. Il relèvera aussi des écarts dans la facturation de certaines marchandises, comme le pain où il avait remarqué des différences variant entre 400 et 500 pains par mois. Il précisera qu´en découvrant ces anomalies, il avait informé sa tutelle, mais sans résultat puisque le directeur de la wilaya incarcéré depuis une année pour des affaires de détournement et de spéculation foncière, n´avait pas bougé le petit doigt. Un autre employé parlera de menaces de mort dont il aurait fait l´objet. Il rapportera que le directeur l´aurait menacé en public avec une arme à feu, pour l´obliger à falsifier des bons de sorties et autres factures. Une employée, qui avait été recrutée dans le cadre du filet social, avait parlé, quant à elle, de harcèlement sexuel et de chantage. Le directeur l´aurait obligée à plusieurs reprises à lui verser une partie de son salaire pour échapper au licenciement. Il lui aurait fait des avances pour obtenir sa titularisation.
Plusieurs travailleurs auraient fait l´objet des humeurs de ce responsable qui n´hésitait pas à user de licenciements abusifs contre les employés qui n´acceptaient pas sa façon de gérer le centre. Il se serait même rendu responsable de certains traitements inhumains et de séquestration envers certains jeunes pensionnaires. Pour le moment, une décision mettant fin à ses fonctions a été prise en attendant que la commission d´enquête remette son rapport à la tutelle. Mais tout laisse croire que démêler l´écheveau de cette affaire relève du miracle, car, ce secteur a trop souffert à Oran, du temps de l´ancien directeur de l´action sociale, qui, les yeux rivés sur son «bizness», ne voyait pas la gabegie qui gagnait son secteur.

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