OUVERTURE DU CAPITAL DU CPA
Le processus serait relancé en avril
L’opération a été suspendue en novembre 2007 en raison de la crise des «subprimes» aux Etats-Unis.
La privatisation du Crédit populaire d´Algérie (CPA) pourrait être relancée à partir de la fin du premier trimestre, a annoncé à l´AFP le ministre des Finances, Karim Djoudi. «Nous relancerons cette opération lorsque nous aurons une transparence totale sur les comptes des partenaires éventuels de cette banque publique et sur leur stratégie, vraisemblablement à partir de la fin du 1er trimestre 2008», a-t-il déclaré.
Gageons que ce n´est pas là un poisson d´avril. Le processus a été suspendu en novembre 2007 en raison de la crise des «subprimes» aux Etats-Unis. «L´Etat a choisi la prudence», avait souligné Mme Fatiha Mentouri, ministre déléguée chargée de la Réforme financière, lors d´une conférence de presse animée le 26 novembre 2007. La Citibank compte parmi les meilleures banques ayant soumissionné à l´ouverture du capital du CPA. Celle-ci a été amenée à engager un processus de restructuration de son management suite à la crise internationale des crédits hypothécaires. Ces nouvelles conditions ont conduit la Citibank à annoncer son retrait de l´opération de privatisation du CPA, et ce, le 21 novembre 2007. La désignation, en décembre 2007, d´un nouveau président à la tête de Citibank a fait la joie du ministère des Finances au regard de l´éventuelle relance du processus d´ouverture du capital du CPA. «La balle est dans le camp des soumissionnaires», avait estimé Mme Mentouri. Elles étaient six banques à avoir soumissionné pour l´ouverture du capital du CPA. Parmi elles, trois ont dû renoncer à continuer le parcours prévu. En plus de la Citibank, se trouve la banque espagnole Santander. Dès le mois de mai, cette dernière a engagé une vaste opération de rachat d´une banque internationale. Le 23 novembre, le Crédit Agricole a exprimé le souhait de voir reportée la date de présentation des offres. Dès lors, le nombre de soumissionnaires potentiels se trouve réduit à trois banques qui sont: Société Générale, Banque populaire et BNP Paribas.
En 2007, le monde de la finance a été confronté aux «subprimes», ces prêts immobiliers consentis à des ménages américains pauvres et qui ont déclenché une vaste crise financière en été.
Ces turbulences, qui ont affecté les marchés des titres hypothécaires dans de nombreux pays, ont eu de sévères incidences sur les grands groupes bancaires internationaux, en particulier américains. Le montant global de la facture de cette crise pourrait se situer, selon la ministre déléguée, entre 400 et 500 milliards de dollars.
Actuellement, les marchés financiers se montrent extrêmement inquiets et tendus et, un peu partout, les banques ont resserré leurs critères de crédit, faisant chanceler la croissance.