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TIZI OUZOU

Les jeunes demandent leur permanisation

La précarité des emplois ne fait qu’accentuer l’angoisse des masses juvéniles.

Quelques dizaines de jeunes bénéficiaires des dispositifs du pré-emploi ont tenu un sit-in hier matin, devant le siège de la wilaya de Tizi Ouzou. Les revendications se résumaient à l´obligation faite aux pouvoirs publics de rendre permanents les postes acquis. La précarité de leurs postes d´emploi, selon les initiateurs de ce rassemblement, ne fait que consolider l´angoisse des masses juvéniles. Tous s´accordaient à dire que le dispositif les a aidés à se soustraire du chômage mais ne les prémunit pas pour autant d´un éventuel retour et une redescente aux enfers. «Je ne sais pas ce que je vais devenir après la fin de mon contrat d´une année», s´interrogeait une jeune fille, la trentaine. Une autre n´hésitait pas à qualifier ces postes de trompe-l´oeil. «A quoi sert-il d´embaucher une personne sans lui permettre d´entrevoir son futur et sans possibilité de faire des projets comme le mariage où l´acquisition de prêts bancaires. Des contrats d´une année sont sans avenir», affirmait-elle sans omettre de souligner qu´elle a deux enfants à sa charge
Beaucoup de témoignages de ces jeunes s´accordaient sur la nécessité de leur titularisation, seule façon, pour eux, d´échapper à la précarité. Car, en effet, ce dispositif d´aide à l´insertion professionnelle (Daip) permet à l´administration comme au secteur privé de recruter par des contrats d´une à deux années. Les salaires et la prise en charge de la couverture sociale sont au frais du Trésor public. C´est là une manière, pour les initiateurs, d´aider le secteur de la PME et du coup, aussi de résorber le chômage. Les diplômés des universités reçoivent un salaire de 12.000DA alors que les paliers inférieurs sont rémunérés à 8000DA. Ceux issus de la formation professionnelle sont, quant à eux, payés 6000 DA. Toutefois, comme le soulignaient beaucoup de jeunes que nous avons rencontrés, ces emplois ne sont pas faits pour les sortir de la précarité. Certains d´entre eux sont même mariés. «Je suis marié. J´ai des enfants et je n´ai que ce poste pour subvenir aux besoins de mes enfants. Mais que dois-je faire quand le contrat arrivera à sa fin? s´interroge Ali. Enfin, une autre catégorie de ces bénéficiaires, essentiellement des universitaires, a depuis longtemps compris que ce dispositif n´est qu´un traitement social du chômage. L´emploi durable ne peut être créé que par une économie performante. C´est d´ailleurs, la constatation qu´un cadre de la wilaya a faite. Il estimait, tout en voulant garder l´anonymat, que ces jeunes qui demandent la titularisation croient encore au Père Noël car on les a habitués à être assistés par ces traitements sociaux des problèmes purement économiques.

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