EFFACEMENT DES DETTES DES AGRICULTEURS
L’opération touche à sa fin
Les 3 milliards de dinars restants devraient également être pris en charge par l’Etat dans les prochains jours.
Les dettes des agriculteurs ont été effacées. Promise par le chef de l´Etat lors de sa campagne présidentielle, en mars dernier, cette opération a concerné au jour d´aujourd´hui, quelque 38 milliards de dinars sur les 41 milliards de dettes détenues sur les agriculteurs. C´est ce qu´a annoncé, hier, le ministre de l´Agriculture et du Développement rural, Rachid Benaïssa, lors de son intervention à l´émission radiophonique hebdomadaire En toute franchise de la Chaîne III.
«38 milliards de dinars ont été rachetés par le Président», a-t-il affirmé avant de présider que les 3 milliards restants, devraient également être pris en charge par l´Etat dans les prochains jours. «Il ne reste plus que 3 milliards, notamment au niveau de la Badr, ce qui fait que cette opération touche à sa fin», a-t-il précisé. Interrogé sur un tout autre registre, celui de la céréaliculture et le début de la saison des grands labours, le ministre a avancé que «la campagne a été entamée au début du mois de novembre (...) il y a eu des pluies automnales qui sont venues au bon moment».
Et selon lui, tous les moyens ont été mis en oeuvre pour que la production de céréales de cette année soit à la hauteur de celle de l´année dernière qui fut, soit dit en passant, exceptionnelle. Il a déclaré dans ce contexte: «Nous avons un encadrement qui a été mobilisé pour la campagne (...) l´année dernière, nous avons eu une production record. Les agriculteurs ont été payés à temps et cela pour être crédibles auprès d´eux en plus du fait que les engrais et les semences étaient disponibles dès le début du mois de septembre.»
S´agissant de la mécanisation de la filière, le ministre a révélé que cette dernière se voit régulièrement équipée d´outils modernes à même de contribuer à l´amélioration de la production.
A cet effet, 500 moissonneuses-batteuses ont été commandées pour les coopératives céréalières, lesquelles viendront s´ajouter à la centaine de machines acquises l´année dernière. «La mécanisation reflète le degré de modernisation. Avant, les moissonneuses-batteuses étaient des appareils privés vétustes (...) nous avons travaillé sur ça et le gouvernement a fait des efforts envers les unités de production, puisqu´il a consenti à des aides pour l´acquisition de matériels produits localement», a-t-il dit.
Aussi, d´autres mesures ont été prises dans le cadre de la loi de finances complémentaire 2009, où il est question d´exonération de TVA sur ce même type de matériel et le crédit leasing, un crédit destiné à financer ces processus de modernisation.
Et après la modernisation, le ministre s´est attaqué à un autre sujet d´actualité dans le secteur de l´agriculture, il s´agit de la labellisation des produits agricoles nationaux. A ce sujet, le ministre a avoué que son département «est à la traîne», déclarant: «Nous sommes en retard.» Il a alors expliqué: «Nous avons d´excellents produits du terroir et nous avons des produits qui n´attendent qu´à être valorisés et certains sont en train de réfléchir à créer une marque de produits du terroir algérien et il faut dire, qu´il était temps!». Il a aussi révélé qu´il y a, actuellement, des travaux pour la labellisation des dattes, des fraises et des olives produites en Algérie.
Et entre labellisation et exportation il n´y a qu´un pas.
A ce titre, le ministre a indiqué qu´«il faut d´abord satisfaire le marché national et instaurer des mécanismes de réglementation», même si cette question s´est posée avec acuité l´année dernière, lorsque le pays avait constitué des stocks importants de pommes de terre.