DES GLD RÉVOQUÉS ET DÉSARMÉS
«Nos droits avant l’irréparable»
Hier, ils étaient environ une trentaine à avoir tenté de saisir le wali de Constantine.
Depuis le début de l´année 2000, près de 780 éléments des GLD ont été révoqués. Les récentes révocations, - elles concernent 27 GLD - remontent à dimanche dernier. Hier, ils étaient environ une trentaine à avoir tenté de saisir le wali de Constantine, mais en vain, pourtant, ils auraient été mis au courant depuis une année.
Après avoir risqué leur vie durant de nombreuses années, dans la lutte antiterroriste, ces GLD, dont la majorité sont issus de familles démunies, se retrouvent aujourd´hui au fond du gouffre, c´est-à-dire sans travail et sans avenir. Selon eux, ils ont été révoqués sans raison valable. Ils affirment avoir été désarmés et congédiés sans la moindre explication, au moment où le corps auquel ils étaient subordonnés, procédait à des recrutements d´éléments nouveaux.
Devant cette situation qu´ils qualifient d´injuste, ils ont alerté les autorités militaires et civiles afin qu´elles interviennent pour mettre un terme à ce qu´ils qualifient d´«arbitraire» et d´ «abus de pouvoir» de certains de leurs responsables directs.
D´après les concernés, les révocations ont commencé au moment où étaient annoncées les premières redditions de terroristes. Cette «coïncidence» n´est pas fortuite, selon eux. Ils assimilent plutôt cette exclusion à de l´ingratitude à leur égard. D´autant plus qu´ils estiment que les repentis sont aujourd´hui, mieux considérés qu´eux.
Dans leur désarroi, ils ajoutent que même la justice refuse de se saisir de leurs doléances, alors que selon eux, ils ne cessent d´être provoqués quotidiennement par d´«anciens» terroristes qui ne se privent pas de les narguer.
Arrivés à ce stade, ils réclament plus d´égards, la réintégration pure et simple et une commission d´enquête souveraine pour mettre au clair les «dessous» de cette affaire, laquelle ne peut être réglée que par l´intervention des plus hautes autorités militaires, estiment-ils.