L'Expression

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BOUTEFLIKA A LA STAMPA

«Quel conflit avec l’armée?»

Pour le chef de l’Etat, aucun doute n’est possible sur l’identité des promoteurs et des visées de ce genre de rumeurs.

Le Président de la République a profité d´un entretien accordé au journal italien La Stampa pour revenir, avec un certain luxe de détails, sur le supposé conflit censé l´opposer à l´ANP, mais aussi sur la campagne qui a visé cette dernière à partir de certains pays européens. «De nombreuses tentatives ont visé à jeter le discrédit sur l´armée algérienne et à semer le doute sur les relations entre le pouvoir et l´armée.» Bouteflika ne juge même pas utile de démentir ce genre d´allégations dont les desseins dépassent de loin ce simple cadre puisqu´il n´est rien moins question que d´aggraver de nouveau la crise dans une tentative désespérée de mettre à genoux le pays et de le jeter en pâture aux appétits de certains cercles. Depuis le temps que les allégations de ce genre sont cycliquement lancées, il ne fait plus de doute qu´elles sont dénuées de tout fondement. Le chef d´état-major, lui-même, a publiquement et officiellement démenti à maintes reprises tout conflit avec l´institution présidentielle, et encore moins avec le Président de la République. Dans sa dernière sortie médiatique, vieille d´une semaine à peine, Mohamed Lamari est allé encore plus loin, annonçant solennellement le «retrait de l´armée des questions politiques, sa totale absence d´interférence lors de la présidentielle de 2004 et sa neutralité par rapport à l´ensemble des courants politiques, islamistes compris».
Bouteflika était donc très à l´aise face au journaliste italien lorsqu´il a usé d´un ton relativement ironique pour traiter de l´inconséquence de ce genre d´attaques. «Inutile de vous dire, a-t-il souligné, que nous sommes complètement indifférents à ce battage». Et de poursuivre que «nous en connaissons les promoteurs et les visées». Le camp dit «démocrate républicain», qui se trouve derrière ces rumeurs, a clairement signifié, à travers de nombreuses voix, et non des moindres, que l´armée devait barrer la route aux islamistes et aux nationalistes, démettre le Président de la République et leur remettre le pouvoir. Le tout, sans ironie aucune, au nom de la démocratie et du respect de la souveraineté populaire.
Plus déterminé et conforté que jamais dans sa démarche, le Président ajoute: «Nous continuerons à appliquer la politique de concorde civile qui, comme je l´ai dit, est un choix du peuple algérien». La souveraineté populaire, mot clé dans ce genre de questions, est mise en avant pour justifier une démarche rejetée par un cercle extrêmement minoritaire, mais qui n´en prétend pas moins imposer sa politique au pays tout entier. Or, comme le rappelle le chef de l´Etat, «les résultats de la concorde sont appréciables; la situation sécuritaire s´est beaucoup améliorée dans l´ensemble du territoire national.» Ce constat, toutefois, n´empêche pas le Président de se montrer rassurant, démentant au passage les allégations lui prêtant des velléités de compromission avec les radicaux et terroristes islamistes encore en action: «La lutte contre le terrorisme se poursuivra jusqu´à l´éradication de ce fléau». A plus d´une année de la présidentielle de 2004, beaucoup de groupes de pression semblent avoir déjà sorti leur «artillerie lourde» dans le but d´affaiblir le Président et d´éloigner de lui certains de ses plus sûrs alliés. Bouteflika, de son côté, qui a un programme et des résultats à faire valoir, ne donne pas l´air de s´en formaliser. S´il a pris la peine de s´attarder sur cette «affaire» c´est que le journal La Stampa a jugé utile de s´en enquérir dans cet entretien paru à l´occasion de la visite du président italien dans notre pays. Cela dénote, de fait, tout le mal que ce genre de campagnes peut encore causer au pays.
Au lieu de s´appesantir sur la coopération économique, les potentialités énormes de notre pays et les propositions concrètes de notre voisin du Nord, il a surtout été question de faux problèmes et de faux débats tranchés depuis plusieurs années déjà.

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